Avis Gaming sur Dicevaders

Dicevaders, roguelike de deckbuilding et de dés
Dicevaders
Temps de lecture estimé : 7 minute(s)

Clef presse reçue via Keymailer, merci pour la confiance !

Dicevaders est un roguelike qui mélange deckbuilding et jeu de dés, développé par Pengonauts et édité par Playstack. Sorti sur Steam le 29 septembre 2026, il reprend l’univers du jeu vidéo StarVaders en inversant les rôles : cette fois, c’est toi qui mènes l’invasion extraterrestre, dans la peau des grands méchants de la licence. J’ai pu y jouer grâce à une clef presse reçue via Keymailer.

Mis à jour le 19/10/2026.

Dicevaders, roguelike de deckbuilding et de dés
Dicevaders

Informations

  • Développeur : Pengonauts.
  • Éditeur : Playstack.
  • Genre(s) : Roguelike, Deckbuilding, Jeu de dés, Stratégie.
  • Mode(s) de jeu : solo.
  • Plateforme(s) : Windows et macOS (pas de version Linux à ce jour).
  • Steam Deck : compatible.
  • Contrôles : compatibilité complète avec les manettes, d’après la fiche Steam.
  • Accessibilité : difficulté ajustable, sauvegarde à tout moment, contrôle du volume différencié, jouable sans QTE ni rythme imposé, option clavier uniquement et option souris uniquement.
  • Disponible sur : Steam (page du jeu).
  • Date de sortie : le 29 septembre 2026.
  • Langue(s) : interface et sous-titres disponibles en français, ainsi qu’en anglais, allemand, espagnol (Espagne et Amérique latine), portugais du Brésil, russe, japonais, coréen, chinois simplifié et chinois traditionnel. Pas de doublage.
  • Prix : 14,99 €.
  • Résumé : « DiceVaders est un roguelike mêlant deckbuilding et jeu de dés, dans lequel vous menez une invasion extraterrestre. Incarnez les méchants de StarVaders, manipulez vos dés avec stratégie, levez une armée inarrêtable et déclenchez des combos de folie grâce à de puissantes synergies. » (texte officiel, fiche Steam).
Dicevaders, capture d'écran du jeu
capture d’écran de Dicevaders

Résumé de Dicevaders

Dans Dicevaders, les rôles de StarVaders sont inversés. On prend la tête de l’invasion extraterrestre en incarnant l’un des commandants qui veulent détruire le système solaire, tandis que les pilotes légendaires de StarVaders tentent de contrecarrer leurs plans.

Le cœur du jeu se déroule sur une grille de 3×5 cases, que l’on remplit avec des créatures aux pouvoirs variés. Chaque fois qu’un dé active une case, la créature qui s’y trouve déclenche son effet pour faire grimper le score d’attaque. Les paires, triples et quadruples permettent d’enchaîner des combos, et plusieurs ressources servent à manipuler le hasard : les chronos pour relancer les dés ou renouveler la boutique, les missiles pour modifier la valeur d’un dé. Chaque commandant possède ses propres compétences et artefacts, et l’armée se construit au fil de la run, avec ses créatures et ses reliques de colonne.

Avis sur Dicevaders

Jouer les méchant·es a toujours un petit goût de plaisir coupable. Alors l’idée de passer de l’autre côté du canon, et de mener l’invasion plutôt que de la repousser, m’a tout de suite tentée, même si je me demandais un peu comment des dés allaient trouver leur place là-dedans.

C’est justement ce point de départ qui m’a le plus séduite. Incarner les différents boss de StarVaders, ceux qui veulent détruire le système solaire, change agréablement de la posture habituelle du héros chargé de sauver la galaxie. Il y a quelque chose de réjouissant à voir les pilotes légendaires se dresser sur ta route, et à leur opposer une armée qui se renforce d’un affrontement à l’autre.

Visuellement, impossible de ne pas penser au jeu vidéo Balatro. La présentation s’en inspire très clairement, et cette parenté se retrouve jusque dans la manière de jouer. On remplit une grille de 3×5 cases avec des créatures aux pouvoirs variés, qui se mettent en branle chaque fois qu’un dé active la case où elles se trouvent. D’où le titre, mi-dés, mi-envahisseurs. Le principe se comprend vite, et voir une combinaison bien pensée s’enclencher, les effets s’enchaîner les uns après les autres, a quelque chose de très satisfaisant. Les chronos et les missiles, qui permettent de relancer ou de modifier les dés, donnent aussi une vraie prise sur le hasard : on subit moins le lancer qu’on ne le travaille.

Ce contrôle a toutefois un prix. Dicevaders n’est pas un jeu simple de base, et il ne fait pas beaucoup de cadeaux à qui avance sans réfléchir. Chaque run demande d’être optimisée, en pensant ses placements, ses achats et ses reliques en fonction des combats à venir. Si tu aimes décortiquer un système pour en tirer le meilleur, c’est un vrai terrain de jeu. Si l’optimisation te fatigue vite, en revanche, tu risques d’avoir du mal à vraiment l’apprécier. La difficulté ajustable proposée par le jeu peut aider à adoucir un peu les débuts, mais elle ne change pas cette logique de fond.

Là où le bât blesse, c’est sur la durée. Le jeu devient assez vite répétitif, et ce n’est pas vraiment un hasard. Le pool de créatures que l’on peut déployer est relativement limité, tout comme les reliques de colonne. Les commandants jouables ont bien des mécaniques qui leur sont propres, mais aucun ne fait réellement varier le gameplay. Après quelques runs, on comprend surtout que l’important est d’avoir le setup nécessaire pour faire face aux différents boss, et qu’il n’y a pas trente-six façons d’y parvenir : il faut générer des points, des multiplicateurs et des ressources pour manipuler les dés. Une fois cette recette assimilée, les parties finissent par se ressembler, ce qui est dommage pour un genre qui vit justement de la variété de ses runs.

Côté pratique, il n’y a pas grand-chose à reprocher. Le jeu est traduit en français, interface et sous-titres compris, et il est compatible Steam Deck. Il se joue entièrement à son rythme, sans saisie chronométrée, avec une option clavier seul ou souris seule et une sauvegarde possible à tout moment. Pour un jeu qui demande autant de réflexion, c’est appréciable.

Dicevaders a pour lui une idée de départ savoureuse et une mécanique de dés bien huilée. Prendre la tête de l’invasion plutôt que de la combattre change des habitudes du genre, et regarder ses créatures s’activer en cascade sur la grille procure un vrai plaisir. Son manque de variété, entre des créatures et des reliques trop peu nombreuses et des commandants qui se jouent presque tous de la même façon, rend cependant les runs assez vite répétitives, et sa difficulté le réserve plutôt aux joueur·ses qui aiment optimiser. Si tu as apprécié Balatro, StarVaders ou les jeux construits autour des dés, il y a de bonnes chances qu’il te conquière. Pour les autres, mieux vaut savoir dans quoi on s’embarque.

Mèneras-tu l’invasion jusqu’au bout du système solaire ?

En résumé

Points fortsPoints faibles
– Incarner les boss de StarVaders, une idée originale
– Une présentation visuelle inspirée de Balatro
– Des combos satisfaisants à voir s’enclencher sur la grille
– Des outils pour manipuler les dés plutôt que subir le hasard
– Traduit en français et compatible Steam Deck
– Un jeu répétitif sur la durée
– Un pool de créatures et de reliques de colonne limité
– Des commandants qui ne font pas vraiment varier le gameplay
– Une difficulté exigeante, qui impose d’optimiser chaque run

L’article en bref pour les pressés

Dicevaders (Pengonauts, 14,99 €) est un roguelike mêlant deckbuilding et dés, dans lequel on incarne les méchants de StarVaders. Son idée de départ originale et sa présentation inspirée de Balatro séduisent, mais le manque de variété des créatures, des reliques et des commandants rend les runs vite répétitives. Exigeant, il plaira surtout aux amateur·ices de Balatro, de StarVaders et d’optimisation. Disponible sur Steam (Windows, macOS, compatible Steam Deck).

★★★


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🛍️ Si vous souhaitez découvrir ce jeu, n’hésitez pas à passer par la page Steam de Dicevaders.

🎏 Si tu as aimé ce jeu, tu devrais aussi essayer Avis Gaming sur Petty Ungodliness, Avis Gaming sur Ultrapool et Avis Gaming sur Prime Monster.


★★★


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