Clef presse reçue via Keymailer, merci pour la confiance !
Mener une double vie de candidat à la présidence le jour et de justicier vengeur la nuit, c’est la proposition totalement barrée d’Anomaly President, un action-RPG rogue-like développé et édité par Phew Phew Games, avec le soutien de Gamedev.ist et Gamersky Games. Le jeu est disponible en accès anticipé depuis le 3 août 2026 sur Steam, et j’ai pu m’y plonger grâce à une clef presse reçue via Keymailer.
Table des matières

Informations
- Développeur : Phew Phew Games.
- Éditeur : Phew Phew Games, Gamedev.ist, Gamersky Games.
- Genre(s) : Action, Aventure, Indépendant, RPG, Early Access.
- Plateforme(s) : Windows uniquement (aucune version macOS ni Linux à ce jour).
- Manette : prise en charge complète (Full Controller Support), avec compatibilité DualShock 4 et DualSense mentionnée par l’éditeur.
- Disponible sur : Steam (page du jeu).
- Date de sortie : 3 août 2026 (accès anticipé).
- Langue(s) : disponible en français, parmi onze langues au total.
- Steam Deck : compatibilité non précisée par l’éditeur à ce jour.
- Prix : 15,49 €.
- Résumé : « Dans ce jeu d’action rogue-like présidentiel, menez une campagne électorale le jour et transformez-vous en guerrier pour éliminer vos ennemis la nuit ! Utilisez des compétences uniques pour devenir un as de l’épée, un cybermage ou ce qui vous fait plaisir afin de renverser un président impitoyable ! » (texte officiel de l’éditeur, fiche Steam).

Avis sur Anomaly President
Je m’attendais à un simple rogue-like d’action avec un vernis politique, mais Anomaly President va beaucoup plus loin dans le grand n’importe quoi assumé. L’humour du jeu est franchement décalé : les dialogues enchaînent les private jokes sur le monde de la politique, les ennemis et les vice-présidents-boss ont des pouvoirs aussi ridicules qu’inventifs (celui qui rend tout le monde amoureux d’un simple regard, par exemple), et l’ensemble ne se prend jamais au sérieux. Ce ton m’a arraché plusieurs sourires sans jamais tomber dans la blague forcée.
Le principe du jeu repose sur une alternance entre le jour, consacré à la campagne électorale, au recrutement des Fluffies à assigner dans différents départements et à la personnalisation du bus mobile qui sert de base, et la nuit, où l’on part démanteler les gangs du président en place à coups d’épée ou de pouvoirs de cybermage. Cette double structure fonctionne bien et donne un vrai rythme à la progression : on alterne gestion tranquille et affrontements nerveux sans jamais s’ennuyer d’un côté comme de l’autre.
Les combats contre les vice-présidents, eux, demandent d’apprendre leurs patterns par cœur. Chaque boss a ses propres enchaînements et ses propres tells, et sans les connaître, l’affrontement tourne vite à la correction. Ça m’a valu plusieurs morts, le temps de comprendre quand esquiver ou parer. Recommencer une run après un échec n’a rien d’un problème en soi, puisque c’est le principe même du rogue-like, mais c’est le genre d’information utile à connaître avant de se lancer : mieux vaut s’attendre à observer, mourir et recommencer plutôt qu’à foncer tête baissée dès la première tentative.
En revanche, la progression peut vite devenir difficile à suivre. Entre les pouvoirs d’anomalie à débloquer, les Fluffies à gérer, l’équipement à améliorer et les différentes routes de campagne, le jeu multiplie les systèmes sans toujours prendre le temps de les expliquer clairement. Ce n’est clairement pas un jeu qui tient la main du joueur ou de la joueuse, et cette accumulation de mécaniques ne conviendra pas à tout le monde, en particulier à qui cherche une prise en main plus immédiate.
Le farm, de son côté, se révèle également assez corsé. Récupérer les ressources nécessaires pour améliorer son équipement ou faire progresser son équipe de Fluffies demande du temps et de la patience, et il m’est arrivé de multiplier les allers-retours en combat uniquement pour engranger de quoi avancer un peu plus loin dans les systèmes de gestion. Ce n’est pas rédhibitoire, mais ça pèse sur le rythme par moments.
Étant encore en accès anticipé, Anomaly President conserve aussi son lot de petits bugs qui peuvent survenir de temps à autre. Sur mes parties, ils sont toutefois restés ponctuels et jamais vraiment gênants, plutôt le genre de désagrément mineur qu’on croise régulièrement sur un jeu en plein développement. À garder en tête avant de s’y lancer, sans que ça remette en cause l’expérience telle que je l’ai vécue.
Ce qui m’a le plus donné envie de continuer, au-delà de l’humour du jeu, c’est la liberté laissée dans la construction de son personnage : miser sur l’épée et le timing des parades, ou plutôt sur les pouvoirs d’anomalie façon cybermage, change vraiment la manière d’aborder chaque affrontement. Le jeu étant toujours en accès anticipé, il reste évidemment de la marge pour l’équilibrage et le contenu à venir, et je suis curieuse de voir ce que les prochaines mises à jour ajouteront à cette base déjà bien barrée.
Anomaly President propose une idée franchement originale, portée par un humour décalé qui fait mouche et par une vraie liberté dans la façon d’aborder les combats. La progression touffue et le farm exigeant demanderont en revanche de la patience, tout comme les patterns des boss à apprendre par cœur, qui risquent de rebuter qui cherche une expérience plus permissive. Une proposition qui reste en chantier, mais qui a déjà de quoi convaincre qui aime les rogue-like exigeants twistés d’un humour bien à part.
Briguera-tu la présidence à coups d’épée ?
En résumé
| Points forts | Points faibles |
|---|---|
| – Un humour décalé et assumé qui fait vraiment mouche – Une double structure jour/nuit qui apporte un vrai rythme – Une liberté de build appréciable entre épée et pouvoirs d’anomalie | – Une progression touffue, avec beaucoup de systèmes à apprendre en même temps – Un farm assez corsé qui peut peser sur le rythme – Des patterns de boss à connaître par cœur, sous peine de galérer – Quelques bugs mineurs, propres à l’accès anticipé |
L’article en bref pour les pressés
Anomaly President (Phew Phew Games, 15,49 €) est un action-RPG rogue-like en accès anticipé qui mêle campagne présidentielle le jour et combats nocturnes contre des gangs criminels. Son humour décalé et sa liberté de build, entre épée et pouvoirs d’anomalie, font clairement son charme, porté par une double structure qui donne du rythme. La progression touffue, le farm exigeant et les patterns de boss à apprendre par cœur demanderont en revanche de la patience, sans compter quelques bugs mineurs encore liés à l’accès anticipé.
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🛍️ Envie de te lancer dans la course à la présidence, ça se passe sur la page Steam d’Anomaly President.
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