Clef presse reçue via PressEngine.
Informations
- Développeur-euse : Kiwick.
- Genre(s) : Roguelike.
- Accessibilité : Accessible.
- Prix : 6,89€
- Résumé : Un jeu de gestion de boutique de type roguelike dans une ambiance gothique, où vous vendez des antiquités, tirez les cartes de tarot et gérez votre inventaire pour survivre aux augmentations de loyer écrasantes.

Avis
Jouer à Fortune Seller, c’est entrer dans une boutique étrange où chaque objet semble avoir une histoire… et un prix à payer. Dès les premières minutes, il y a cette ambiance un peu lourde, presque oppressante, qui s’installe doucement. On comprend vite que ce n’est pas un jeu de gestion classique. Ici, vendre n’est pas juste une mécanique. C’est une question de survie.
Le cœur du jeu repose sur une idée vraiment accrocheuse. On ne se contente pas d’aligner des objets et d’attendre des clients. Il faut observer, deviner, associer. Trouver le bon objet pour la bonne personne devient presque un petit puzzle en soi. À ça s’ajoute la gestion de l’inventaire façon Tetris, où chaque espace compte, et où un mauvais placement peut coûter cher. Ce mélange fonctionne étonnamment bien, et donne une vraie sensation de contrôle… du moins au début.
L’autre élément marquant, c’est l’utilisation des cartes de tarot. Entre chaque journée, elles viennent modifier la partie, offrir des bonus, ou parfois compliquer encore plus les choses. Il y a un côté imprévisible qui rend chaque run différente, et qui pousse à recommencer encore et encore. Quand tout s’aligne, que les bonnes ventes s’enchaînent et que le loyer est payé sans stress, le jeu devient presque grisant.
Mais Fortune Seller ne prend jamais vraiment le temps d’être confortable. La pression est constante. Le loyer augmente, les objectifs deviennent rapidement exigeants, et la moindre erreur peut faire basculer une partie entière. Cette tension fait partie de son identité, mais elle peut aussi devenir un frein. Par moments, la difficulté paraît brutale, presque injuste, surtout quand elle repose sur des éléments aléatoires. On peut passer d’une run maîtrisée à un échec frustrant sans vraiment comprendre où tout a dérapé.
Sur la durée, certaines limites apparaissent aussi. Les mécaniques, bien qu’efficaces, finissent par tourner un peu en boucle. Le sentiment de progression reste présent, mais il manque parfois cette impression d’évoluer en profondeur. On avance, oui, mais sans toujours ressentir un vrai changement dans la manière de jouer.
Malgré ça, le jeu a une identité forte. Son ambiance gothique, son mélange entre gestion, cartes et roguelike, et cette sensation constante d’être au bord de l’échec lui donnent une personnalité à part. Ce n’est pas un jeu reposant, ni un jeu qui cherche à rassurer. Mais c’est justement ce qui le rend intéressant.
Fortune Seller est de ces expériences qui accrochent autant qu’elles frustrent. Il demande de s’adapter, d’accepter de perdre, et de recommencer autrement. Et même quand il agace, il y a souvent cette petite voix qui donne envie d’y retourner, juste pour voir si, cette fois, tout se passera différemment.
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