Clef presse reçue via Keymailer.
Informations
Développeur-euse : borbware, édité par Coyote Time Publishing.
Genre(s) : Metroidvania ; Puzzle ; Exploration.
Langue(s) : Anglais uniquement (interface). Aucun sous-titrage ni doublage dans une autre langue, pas de version française disponible.
Accessibilité : Aucune option d’accessibilité n’est mentionnée par le studio sur la fiche Steam. Comme beaucoup de metroidvania, EMUUROM demande de gérer déplacement, saut et scanner en simultané, ce qui rend le jeu difficile à suivre en jouant à une seule main.
Prix : 12,49€
Résumé : Un metroidvania d’observation de créatures. Explorez un paradis ancestral avant qu’il ne disparaisse à jamais. Étudiez le comportement des créatures EMUUROM, consignez vos découvertes dans l’EMUUDEX et utilisez ce que vous apprenez pour ouvrir de nouvelles voies à travers ce monde rétro et énigmatique.

Avis
EMUUROM ne m’a pas conquise dès les premières minutes, et je crois que c’est justement ça qui le rend intéressant à raconter. Ce metroidvania d’observation de créatures, développé par borbware et édité par Coyote Time Publishing, te met face à un monde ancien à explorer avant qu’il ne disparaisse, sans grand-chose pour te tenir la main.
Le principe est simple à énoncer, plus long à maîtriser : à l’aide d’un rayon scanner, tu observes les créatures qui peuplent ce paradis rétro, tu notes leur comportement dans l’EMUUDEX, et tu utilises ce que tu as compris pour débloquer de nouveaux passages. Pas de power-up classique ici, pas de tutoriel qui t’explique tout : c’est à toi de repérer les règles cachées derrière chaque créature. L’esthétique pixel, héritée des contraintes de la console fantaisie TIC-80, donne au jeu un charme rétro assumé, presque nostalgique des jeux flash indépendants d’une autre époque.
Mon premier contact avec le jeu a été difficile. Il a fallu que je prenne sur moi pour continuer, le temps de comprendre petit à petit comment tout s’articulait. Et puis, une fois qu’on est vraiment dedans, EMUUROM devient un jeu fun et prenant, surtout pour celles et ceux qui aiment ce genre d’expérience où l’observation et la déduction comptent plus que le réflexe. J’ai apprécié cette sensation de comprendre le monde petit à petit, de relier des indices qu’on avait notés sans forcément en saisir le sens sur le moment.
En revanche, c’est aussi un jeu qui demande de l’investissement dès le départ, et cette entrée en matière un peu rude peut en décourager certains. Du côté de l’accessibilité, c’est là que j’ai eu le plus de mal. Comme dans beaucoup de metroidvania, EMUUROM enchaîne déplacement, saut et scanner à gérer en simultané, et jouer à une seule main rend cet enchaînement difficile à suivre. Aucune option d’accessibilité ou de remappage n’est proposée par le studio, ce qui n’aide pas à adapter l’expérience selon ses propres contraintes.
Au final, EMUUROM est un jeu qui demande un peu de patience au départ, mais qui la récompense largement une fois qu’on a trouvé son rythme. C’est le genre de jeu qui plaira surtout aux amateurs de metroidvania contemplatifs, aux amoureux des secrets bien cachés, à condition d’accepter de batailler un peu avant d’en profiter pleinement.
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