Avis Gaming sur Sephiria

Sephiria
Sephiria
Temps de lecture estimé : 6 minute(s)

Clef presse reçue via PressEngine, merci pour la confiance !

Sauver Bunnyville d’un destin funeste en s’enfonçant dans les profondeurs d’une tour infestée de démons, voilà la promesse de Sephiria. Développé et édité par le studio coréen TEAM HORAY, déjà aux commandes de Dungreed, cet action-RPG roguelite vu du dessus est passé par un accès anticipé dès avril 2025 avant de sortir officiellement le 31 juillet dernier sur Steam. J’ai pu m’y plonger grâce à une clef presse reçue à cette occasion, et voici ce que plusieurs incursions dans la tour m’ont laissé comme impression.

Sephiria
Sephiria

Informations

  • Développeur : TEAM HORAY.
  • Éditeur : TEAM HORAY.
  • Genre(s) : Action, Aventure, Indépendant, RPG, Roguelite.
  • Plateforme(s) : Windows, macOS.
  • Disponible sur : Steam (page du jeu).
  • Date de sortie : 31 juillet 2026 (accès anticipé depuis le 3 avril 2025).
  • Langue(s) : disponible en français, ainsi qu’en anglais, coréen, japonais, chinois simplifié, espagnol, russe, portugais du Brésil, allemand, suédois, thaï et polonais (interface et sous-titres uniquement, aucune langue ne propose de doublage complet).
  • Steam Deck : compatibilité non précisée par le studio à ce jour.
  • Prix : 14,79 € au moment de la rédaction.
  • Résumé : « Save Bunnyville from a doomed fate: a top-down action/RPG roguelite from the makers of Dungreed. Explore the depths of the tower, collect and upgrade artifacts, and defeat hordes of demons to keep your village safe. » (texte officiel du studio, disponible uniquement en anglais au moment de la rédaction, aucune version française n’étant fournie sur la fiche Steam).
screenshot du gameplay de Sephiria
screenshot du gameplay de Sephiria

Avis sur Sephiria

Sephiria est de ces jeux que j’ai commencés sans grande attente précise, curieuse seulement de voir ce que ce mélange de mignon et de démoniaque pouvait donner une fois manette en main.

Et le jeu m’a happée assez vite. Avancer dans la tour, découvrir un nouveau palier, croiser un élément de décor ou une mécanique encore inconnue, tout ça donne vraiment envie de pousser un peu plus loin à chaque run. La difficulté grimpe crescendo, et surtout, elle est bien amenée : les nouveaux dangers arrivent au moment où on commence tout juste à maîtriser les précédents, sans jamais donner l’impression d’un mur soudain.

Ce qui m’a le plus marquée, en fait, c’est la profondeur du système de builds. Six armes sont disponibles, et elles changent complètement la façon de jouer : l’énorme claymore mise sur le placement et les gros coups qui punissent, tandis que la dague, bien plus agile, carbure aux réflexes et aux esquives serrées. Ajoutez à ça des artefacts actifs, des sorts et des synergies qui s’empilent les unes sur les autres, et on se retrouve vite avec des builds qui partent très loin, parfois presque n’importe où.

L’inventaire, lui, est une vraie surprise. Aligner ses artefacts et ses tablettes dans la grille n’est pas qu’un détail d’ergonomie, c’est une composante à part entière du build, presque un puzzle qu’il faut résoudre à chaque run. Ça déstabilise un peu au début, le temps d’en comprendre l’intérêt, mais ça devient rapidement l’un des aspects les plus intéressants du jeu.

La coopération, aussi, tient remarquablement bien la route. On peut quitter une session et retrouver son propre village quand on veut, l’hôte garde la main sur la progression de l’histoire, et un allié à terre peut être relevé plutôt que de simplement attendre la fin du run. La progression suit qu’on joue seul ou à plusieurs, sans pénaliser personne. Dans un roguelite, une coopération pensée à ce point, c’est franchement rare.

En revanche, cette difficulté qui monte bien n’en reste pas moins exigeante, parfois vraiment corsée, surtout pour qui joue avec une seule main. Les esquives serrées et le placement précis demandent une réactivité que je n’ai pas toujours pu offrir dans ces conditions, et ça se ressent clairement dans certains passages.

Autre point qui use la patience : la boucle de progression revient beaucoup sur elle-même au début, avec les mêmes étages, les mêmes paliers et les mêmes boss qui reviennent encore et encore. Ça sert quand même à farmer les saphirs nécessaires à la métaprogression, donc ce n’est pas du temps perdu, mais quand un boss précis résiste, il faut retaper la même route plusieurs fois avant de pouvoir retenter sa chance, et ça peut vite devenir lassant.

La traduction française, elle, a clairement pâti du trajet. Le jeu est coréen à la base, traduit en anglais puis en français, et les fautes s’accumulent à chaque étape. Entre les caractères qui ne s’affichent pas correctement dans la police du jeu et des choix de traduction carrément faux par moments, la VF a de quoi agacer plus d’un joueur ou d’une joueuse francophone.

Face aux boss, enfin, l’écran vire facilement au bordel visuel : entre les effets, les projectiles et les patterns qui s’accumulent, on perd en lisibilité au pire moment, celui où on en aurait justement le plus besoin.

Au final, Sephiria est un roguelite qui a de quoi séduire les amateur·ices de builds vertigineux et de coopération bien pensée, porté par une exploration prenante et une difficulté qui monte intelligemment. Mais entre les passages vraiment exigeants, peu adaptés à qui joue à une main, la boucle qui tourne en rond au début, la traduction française abîmée et le chaos visuel des combats de boss, ce n’est clairement pas une expérience toujours confortable. Un jeu qui mérite qu’on s’y accroche, à condition d’accepter quelques aspérités en chemin.

Sauveras-tu Bunnyville à ton tour ?

En résumé

Points fortsPoints faibles
– Une exploration prenante, portée par une difficulté croissante bien dosée
– Un système de builds vertigineux (armes, artefacts, sorts, synergies)
– Un inventaire pensé comme un vrai puzzle stratégique
– Une coopération solide qui n’handicape jamais la progression solo
– Une difficulté exigeante, en particulier en jouant à une seule main
– Une boucle répétitive frustrante face à un boss récalcitrant
– Une traduction française abîmée par les allers-retours coréen/anglais/français
– Un affichage qui devient chaotique lors des combats de boss

L’article en bref pour les pressés

Sephiria (TEAM HORAY, 14,79 €) est un action-RPG roguelite vu du dessus dans lequel il faut sauver le village de Bunnyville des démons. L’exploration est prenante, la difficulté monte intelligemment, et le système de builds (armes, artefacts, sorts, inventaire en grille) part vite très loin. La coopération tient bien la route, mais le jeu peut se montrer exigeant, en particulier à une main, la boucle de progression tourne en rond au début, la traduction française est abîmée et les combats de boss deviennent parfois illisibles. Une proposition solide pour qui aime les builds profonds et n’a pas peur de quelques irritants en chemin.

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🛍️ Envie de tenter de sauver Bunnyville à votre tour, ça se passe sur la page Steam de Sephiria.


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