Bonjour, bonjour !
Comment allez-vous ? J’espère que vous êtes en pleine forme ? N’hésitez pas à me le dire en commentaire si vous le souhaitez. Nous partons en direction d’un jeu assez lourd dans sa manière d’être, dans les choix à effectuer alors restez accrochés ! Direction le résumé et mon avis.
Vous êtes un locateur installé par le gouvernement dans un État totalitaire. Vous devez espionner vos bailleures, écouter leurs conversations et établir leurs profils pour vos supérieurs ! C’est votre DEVOIR ! Mais le FEREZ-VOUS ???
Beholder, c’est un jeu qui m’a mise face à mes propres limites morales, un peu comme un miroir sombre tendu sans prévenir. J’y ai plongé en pensant simplement jouer à un jeu de gestion avec une touche dystopique… et je suis ressortie avec le poids de décisions qui m’ont hantée bien après avoir quitté l’écran.
On y incarne un concierge d’immeuble dans un régime totalitaire, chargé par l’État de surveiller ses locataires, de fouiller leurs appartements et de dénoncer les comportements « déviants ». Dès les premières heures, le ton est donné : la surveillance est partout, la suspicion aussi. Et c’est là que le jeu frappe fort : il ne te dit jamais ce qu’il faut faire. Il t’oblige à choisir. Dénoncer pour protéger ta famille ? Fermer les yeux pour rester humain ? Aider au risque de tout perdre ? J’ai souvent hésité, regretté, recommencé. Les dilemmes sont puissants, réels et provoquent une vraie réflexion. Rare sont les jeux qui te font poser la souris pour te demander : « Est-ce que je peux vivre avec cette décision ? » pourtant ce fut le cas ici.
Artistiquement, j’ai aimé cette esthétique sombre, presque théâtrale, avec ses personnages sans yeux et ses décors étouffants. Tout contribue à te faire sentir minuscule dans une machine qui t’écrase. La musique discrète mais pesante, les bruits de porte qui grincent, les alertes autoritaires… ça installe une ambiance unique, glaçante, qui colle à la peau.
Côté gameplay, j’ai trouvé le système de surveillance efficace, même si parfois un peu répétitif. Fouiller les appartements, installer des caméras, rédiger des rapports… c’est simple mais prenant, surtout quand l’histoire évolue selon tes choix. J’ai particulièrement apprécié les multiples embranchements narratifs, qui donnent envie de refaire une partie en agissant différemment.
Mais il y a des défauts, clairement. Le jeu peut devenir frustrant à cause de son économie assez rude : tu dois constamment jongler entre les besoins de ta famille, les exigences de l’État et les petits chantages ou pots-de-vin. Il y a un côté punitif qui peut parfois briser le rythme. Et techniquement, ce n’est pas toujours fluide : j’ai eu quelques bugs et l’interface manque par moments un peu de clarté. Il faut s’accrocher, surtout dans certaines quêtes très précises où une erreur peut tout faire basculer.
Malgré ça, Beholder est un jeu marquant. Un de ceux qui ne te flattent pas, qui ne cherchent pas à te faire plaisir. Il te place dans une position inconfortable, mais terriblement humaine. Il m’a fait réfléchir sur la peur, sur la loyauté, sur la ligne ténue entre le devoir et l’éthique. Et ça, peu de jeux réussissent à le faire avec autant de justesse. Si tu cherches un jeu qui secoue un peu, qui sort des sentiers battus et te pousse à te questionner, Beholder est une perle noire à ne pas manquer. Mais prépare-toi à faire des choix… et à en porter les conséquences.
Vous sentez-vous prêts ?
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Wow, ça a l’air très intriguant comme jeu. Pas sur que je tiens la pression qu’il a l’air de mettre 😅
Enormément ! Ahaha, ça rentre dans les jeux où les choix sont importants