Avis lecture [Roman ; SP] – Wensridge Academy, tome 1 : Lame noire

Lame noire
Lame noire

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Bonjour tout le monde ! Comment allez-vous ? J’espère que vous ĂŞtes en forme ?

Aujourd’hui, petit moment lecture avec un dĂ©but de saga comme vous vous en ĂŞtes rendu compte. Je vous laisse avec le rĂ©sumĂ© juste en-dessous et mon avis afin que vous puissiez vous faire une idĂ©e du tout. En espĂ©rant que cela vous aide un peu.

Rares sont ceux qui obtiennent une seconde chance. Moi, je me suis vu offrir une seconde vie.

Après avoir passé des années à pourrir dans une cellule où j’ai été battue, malmenée, couverte de plaies et d’ecchymoses, j’ai fini par être brûlée vive.

Cependant, ils n’ont jamais réussi à me briser.

Lorsque, contre toute attente, je suis ramenée dix ans en arrière, avant ma détention, je pense avoir une nouvelle chance. Mais ce n’est que pour retrouver un enfer que je ne connais que trop bien : la Wensridge Academy. Un lieu qui n’évoque pour moi que douleur et tourments.

Sauf que cette fois-ci, je vais briser ce cycle de malheur, et avec lui tous les responsables de mes souffrances et de ma mort.

Je récupérerai la vie qui aurait toujours dû être la mienne, et je n’hésiterai pas à faire tomber quelques têtes au passage.

Dès les premières lignes de Wensridge Academy, tome 1 : Lame noire, j’ai été happée. C’est sombre, percutant, et intense. L’histoire s’ouvre sur un prologue brutal, marquant, qui donne immédiatement le ton : celui d’une renaissance au goût de cendre et de rage. Micai, l’héroïne, n’est pas du genre à se laisser faire. Elle a connu l’humiliation, la peur, la souffrance… mais dix ans plus tard, elle revient à Wensridge, et elle est bien décidée à ne plus jamais plier.

Ce qui m’a profondément touchée, c’est la manière dont elle se relève. Ce n’est pas une héroïne parfaite ou invincible, mais une jeune femme cabossée, meurtrie, qui avance malgré les cicatrices. Elle porte en elle une colère froide, un besoin viscéral de reprendre le contrôle sur ce qu’on lui a volé. Et page après page, on ressent cette force intérieure, cette soif de justice, cette revanche douce-amère qu’elle construit en silence.

L’ambiance du roman est oppressante, immersive, presque suffocante par moments. L’académie elle-même semble vibrer d’un malaise ancien, comme si les murs portaient encore les cris tus du passé. C’est un vrai roman « dark academia », où l’on sent chaque tension, chaque regard, chaque non-dit. On n’est pas dans un univers scolaire gentil ou léger. Ici, les coups pleuvent, les mots tranchent, et les règles sont écrites par ceux qui ont le pouvoir… jusqu’à ce que Micai décide de les briser.

J’ai trouvé la plume fluide, visuelle, avec une vraie maîtrise du rythme. Le début est rapide, puis on prend le temps de poser les enjeux, de découvrir les dynamiques, les blessures de chacun. L’autrice dose bien l’équilibre entre introspection et action, entre mystère et émotion. Et lorsque les Quatre Infernaux entrent en scène, le récit prend une autre dimension : les rapports de force s’intensifient, les sentiments se brouillent, et la tension monte crescendo. L’aspect « slow burn » est parfaitement dosé. Il y a des regards, des silences, des frôlements, mais rien de précipité. Tout est dans la montée, dans cette tension qui s’installe lentement, mais sûrement.

Le concept de reverse harem est ici introduit avec subtilité, sans tomber dans l’excès ou la caricature. Chaque personnage apporte quelque chose, un reflet différent de ce que Micai affronte ou ressent. Il y a une vraie richesse dans leurs échanges, dans les jeux de pouvoir comme dans les bribes de confiance qui se tissent au fil des pages.

Évidemment, tout n’est pas parfait. L’univers gagnerait à être encore plus développé, notamment sur ses codes et sa structure magique. Parfois, certaines scènes auraient mérité un peu plus de contexte. Mais en tant que tome 1, c’est une entrée en matière vraiment réussie. On sent que l’autrice pose ses bases pour quelque chose de plus vaste, de plus profond encore. Et cette fin… quelle fin ! Une claque, un coup de poing, une bouffée d’adrénaline qui donne juste envie de se jeter sur le tome suivant.

En somme, Lame noire est une lecture intense, addictive, qui mêle vengeance, résilience, douleur et espoir. C’est un roman qui parle à celles et ceux qui ont été brisés, mais qui choisissent de se relever. À celles et ceux qui refusent de se taire, même quand tout semble les écraser. Si tu aimes les héroïnes fortes, les ambiances sombres et les histoires où la reconstruction est aussi puissante que la chute, alors tu risques bien de ne pas en ressortir indemne.

Et toi, es-tu prĂŞt.e Ă  marcher dans les couloirs de Wensridge avec Micai ?


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2 Comments

  1. EvvySwann

    Magnifique chronique qui comme toujours nous transporte dans tes lectures. Ce n’est pas trop mon genre de lecture mais je connais quelqu’un qui adorerais ce livre ✨️💜

    • Merci beaucoup ! Oh, mais c’est chouette si tu connais quelqu’un Ă  qui ça plairait.

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