Avis lecture sur 98,41% de Pierre-Etienne Bram

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Temps de lecture estimé : 6 minute(s)

Service presse reçu via Simplement.pro, merci pour la confiance.

Direction New York, dans un futur proche, avec 98,41%, roman autoédité de Pierre-Etienne Bram, publié via Amazon KDP et reçu en service presse via Simplement.pro. Les neuro-implants s’y généralisent peu à peu, et Lucas Leroy, l’un des derniers à refuser de se faire pucer, va bientôt comprendre que quelque chose ne tourne pas rond autour de lui.

98,41%
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Informations

  • Auteur-ice : Pierre-Etienne Bram.
  • Maison d’édition : Autoédition (Amazon KDP).
  • Genre(s) : Dystopie ; Thriller.
  • Nombre de pages : 334 pages.
  • Date de sortie : 16 juillet 2026.
  • ISBN : 9798182068017.
  • Prix : 4,99 € (ebook) ; 15 € (broché).
  • Résumé : Et si vous étiez la seule personne au monde à vous souvenir de la vérité ?
    New York. Futur proche.
    Depuis quelques années, les neuro-implants ont massivement été déployés dans le pays, et leur généralisation obligatoire n’est plus qu’une question de temps.
    Lucas Leroy, résistant de la première heure, refuse toujours de se faire pucer.
    Jusqu’au jour où une série d’événements étranges vient bouleverser sa vie : certains souvenirs de ses proches commencent à disparaître sans la moindre explication.
    Lorsque tous les autres affirment que vous avez tort…
    Comment savoir s’ils mentent…
    Ou si c’est votre propre mémoire qui vous trahit ?

Avis sur 98,41%

Avis rédigé sans spoilers.

Il y a des romans qui font peur parce qu’ils racontent quelque chose d’impossible. Et puis il y a ceux qui sont beaucoup plus dérangeants parce qu’on se dit, au fil des pages, que ce qu’ils imaginent n’est peut-être pas si éloigné de notre réalité.

Avec 98,41%, Pierre-Etienne Bram nous entraîne dans un futur proche où les neuro-implants se sont progressivement installés dans la société. Présentés comme pratiques, modernes et presque indispensables, ils finissent pourtant par devenir bien plus qu’un simple outil technologique. Lucas Leroy, qui refuse depuis le début de se faire implanter, va rapidement comprendre que quelque chose ne tourne pas rond lorsque les souvenirs de ses proches commencent à changer.

Et c’est là que le roman devient particulièrement intéressant.

Parce qu’au fond, que sommes-nous si nos souvenirs peuvent être modifiés ? Comment savoir ce qui est vrai lorsque les personnes qui nous entourent ne se rappellent plus les mêmes choses que nous ? Et surtout, comment continuer à faire confiance à sa propre mémoire lorsqu’elle devient elle-même suspecte ?

J’ai beaucoup aimé cette sensation de malaise qui s’installe progressivement. On avance avec Lucas, on cherche à comprendre, on essaie de remettre les pièces du puzzle dans le bon ordre… puis un élément vient tout chambouler. Plusieurs fois, je pensais avoir compris où l’auteur voulait nous emmener, avant de me rendre compte que j’étais complètement à côté. Et cette impression de ne jamais pouvoir être certaine de ce que je lisais m’a vraiment plu.

Le roman possède également un côté très actuel. La place grandissante de l’intelligence artificielle, notre dépendance aux technologies, la collecte de nos données, la facilité avec laquelle nos comportements peuvent être influencés… tout cela donne une résonance particulière à cette histoire. Ce n’est pas simplement une dystopie technologique : derrière les implants et les possibilités scientifiques, il y a surtout une réflexion sur le libre arbitre, l’identité et cette frontière parfois très mince entre nous faciliter la vie et décider à notre place.

J’ai également apprécié la manière dont l’auteur entretient la tension. Les chapitres courts donnent beaucoup de dynamisme à l’ensemble et les révélations s’enchaînent sans nous laisser énormément de temps pour reprendre notre souffle. Plus j’avançais, plus j’avais envie de comprendre ce qui se cachait réellement derrière tout ça.

Et puis il y a cette fin.

Je vais évidemment rester très vague, parce que c’est typiquement le genre de conclusion qu’il serait dommage de découvrir autrement qu’en tournant soi-même les pages. Disons simplement que le titre prend alors une autre dimension et que certains éléments prennent soudainement un sens différent. J’aime beaucoup lorsque la fin nous pousse à repenser à ce qu’on vient de lire, et 98,41% fait clairement partie de ces romans-là.

J’ai aussi apprécié le petit écho à 1984 de George Orwell, qui renforce encore cette réflexion autour du contrôle et de la manipulation de la réalité. Mais Pierre-Etienne Bram ne se contente pas de reproduire une dystopie classique : il l’ancre dans des problématiques beaucoup plus contemporaines, ce qui la rend d’autant plus troublante.

Au final, 98,41% est une lecture qui m’aura autant intriguée que mise mal à l’aise. J’ai aimé me laisser perdre dans les différentes pistes proposées, douter de ce que je pensais avoir compris et surtout me faire surprendre.

Une dystopie qui pose des questions finalement très humaines derrière une technologie qui, elle, ne l’est pas encore tout à fait.

Et après avoir refermé le livre, une petite question reste forcément dans un coin de la tête : jusqu’où accepterions-nous d’aller au nom du progrès ?

Et toi, ferais-tu encore confiance à ta propre mémoire ?

En résumé

Points fortsPoints faibles
– Une intrigue qui joue sur le doute et pousse à constamment remettre en question ce qu’on croit avoir compris
– Une réflexion riche sur la mémoire, l’identité et le libre arbitre, à la résonance très actuelle (IA, dépendance aux technologies, collecte de données)
– Un rythme soutenu, porté par des chapitres courts et des révélations qui s’enchaînent
– Une fin qui change la perspective sur tout ce qui précède
– Un bel écho à 1984 de George Orwell, ancré dans des problématiques contemporaines
– Un récit qui multiplie volontairement les fausses pistes, au risque de perdre les lecteurs et lectrices en quête de repères stables

L’article en bref pour les pressés

98,41% (Pierre-Etienne Bram, 4,99 € en ebook) plonge Lucas Leroy, l’un des derniers réfractaires aux neuro-implants, dans une enquête sur la disparition des souvenirs de ses proches. Entre réflexion sur la mémoire et l’identité, résonance très actuelle avec l’intelligence artificielle et fin qui rebat les cartes, cette dystopie tient son lecteur en haleine jusqu’au bout, quitte à le perdre un peu en chemin.

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