Bonjour tout le monde, comment vous sentez-vous aujourd’hui ?
Le voyage dans le monde de Life is Strange continue, doucement, mais sûrement avec le deuxième opus aujourd’hui. Vous en avez sûrement déjà bien entendu parler lors de sa sortie, je suis loin d’être en avance, mais je suis contente de pouvoir vous parler de tout ça, à mon rythme. Sur ce, je vous laisse avec le résumé et mon avis.
Sean et Daniel Diaz fuient leur foyer à la suite d’une tragédie. Craignant la police et devant gérer la télékinésie de Daniel, les frères veulent se réfugier au Mexique. Ils rencontrent de nouveaux amis et de nouveaux défis à chaque étape.
Life is Strange 2, c’est une claque différente. Moins intime que le premier, mais plus brute, plus sociale, plus politique aussi. Là où Max et Chloe m’avaient emmenée dans un cocon émotionnel, Sean et Daniel m’ont projetée sur la route, dans une fuite en avant constante, où chaque étape m’a confrontée à des réalités dures et souvent injustes. C’est un jeu qui m’a bousculée, qui m’a mise face à mes valeurs et qui m’a fait ressentir un mélange étrange de tendresse et d’impuissance.
Ce que j’ai aimé, c’est cette relation fraternelle au centre de tout. Incarner Sean, c’est porter le poids de l’exemple, de la responsabilité, alors que l’on est soi-même perdu. Et Daniel… ce gamin si plein d’amour, de colère, de questions, de pouvoirs qu’il comprend à peine. Le lien entre eux évolue de façon naturelle et c’est fou comme ça m’a touchée de voir Daniel réagir selon mes choix, m’imiter, m’écouter ou me défier. On ne façonne pas juste son avenir : on façonne qui il devient. Et je trouve ça puissant.
L’écriture est globalement plus mature, plus engagée. Le jeu ose parler d’immigration, de racisme, de marginalité, sans détour. Il ne cherche pas à plaire à tout le monde. Et même si parfois, les messages sont un peu appuyés, je préfère un jeu qui prend position plutôt qu’un qui reste tiède. Les environnements sont variés et souvent assez beaux, la musique est toujours bien choisie, et cette sensation d’errance, de ne jamais avoir de chez-soi, est très bien retranscrite.
Mais je dois aussi dire que j’ai ressenti plus de distance que dans le premier. Peut-être parce que l’on change souvent de lieu, de personnages secondaires. J’avais à peine le temps de m’attacher qu’il fallait déjà repartir. Du coup, certaines rencontres manquent un peu de profondeur. Et techniquement, c’est parfois un peu bancal : quelques bugs, des animations rigides, des visages qui peinent encore à transmettre toutes les émotions.
Cela dit, Life is Strange 2 ne m’a jamais laissée indifférente. Il m’a obligée à réfléchir, à me demander ce que j’aurais fait, jusqu’où j’étais prête à aller pour protéger quelqu’un que j’aime. Il m’a offert des moments de tendresse volés au milieu du chaos, des choix lourds qui m’ont hantée longtemps après l’écran noir. Et même si j’ai trouvé la fin déchirante, j’ai aussi ressenti une forme de paix, comme si, malgré tout, j’avais fait ce que je pouvais. En bref, c’est un jeu moins “magique” que le premier, mais plus ancré dans le réel, plus courageux aussi. Il ne m’a pas fait rêver, mais il m’a profondément émue. Et c’est tout aussi précieux.
Et vous, partiriez-vous avec eux ?
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