Informations
- Développeur : びぶ/viv
- Genre(s) : Horreur psychologique ; RPG.
- Prix : Gratuit.
- Résumé : « Après m’être assoupi dans le dernier train de la journée, je me réveille dans un endroit étrange : la gare Saihate… » Un jeu d’horreur et d’aventure-exploration sous fond de relation de codépendance et d’amour-haine entre deux hommes.

Avis
Quand on lance La Gare Saihate, on est immédiatement happé par cette sensation étrange de flottement. On se réveille dans une gare irréelle après s’être endormi dans un train, et très vite on comprend que quelque chose ne tourne pas rond. Le jeu repose sur une horreur psychologique toute en retenue, centrée sur Haru et Shion, deux collègues aux personnalités opposées dont la relation devient le véritable cœur de l’expérience. Ce lien, fragile, parfois inconfortable, donne au récit une profondeur émotionnelle qui m’a surprise et touchée plus que je ne l’aurais cru pour un titre indépendant gratuit.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est l’ambiance. Elle ne cherche pas à effrayer à coups de sursauts faciles, mais installe un malaise progressif, presque doux, qui s’insinue sans bruit. Les dialogues sont soignés, les silences aussi, et l’exploration de cette gare hors du temps renforce cette impression d’être coincé dans un entre deux, à la fois réel et symbolique. Le gameplay reste simple, avec des énigmes accessibles et une progression assez linéaire, mais cela sert le rythme plutôt que de le freiner. On avance pour comprendre, pour voir jusqu’où cette relation va nous mener. Les différentes fins possibles ajoutent une vraie valeur, parce qu’elles donnent du poids aux choix et à l’implication émotionnelle.
En revanche, il ne faut pas s’attendre à un jeu d’horreur intense ou très dynamique. Ceux qui recherchent de l’action, des mécaniques complexes ou une difficulté marquée risquent de trouver l’ensemble un peu sage. L’expérience est avant tout narrative et contemplative. Certains pourront aussi ressentir une légère frustration face à la simplicité des interactions, qui laissent parfois l’impression d’être davantage spectateur qu’acteur.
Malgré cela, La Gare Saihate m’a laissé une impression persistante. Ce n’est pas un jeu qui mise sur la performance ou le spectaculaire, mais sur l’atmosphère et l’émotion. On y entre doucement, et sans s’en rendre compte, on s’attache. C’est une expérience intime, presque fragile, qui se vit avec patience et sensibilité.
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