Avis Gaming – Doki Doki Literature Club!

Doki Doki Literature Club !
Doki Doki Literature Club !

Bonjour tout le monde, comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

Nous allons dans un visual novel qui en aura touché plus d’un cette fois, celui qui aura fait parler de lui, en aura touché plus d’un. Un pour lequel il faut être accroché… Vous l’avez ? Si ce n’est pas le cas, vous aurez votre réponse rapidement.

Doki Doki Literature Club ! est un visual novel dans lequel vous faites parti d’un club de lecture. Chaque journée vous donne droit à des activités différentes avec vos amies : Sayori, Monika, Natsuki et Yuri.

Doki Doki Literature Club, c’est typiquement le genre de jeu que j’ai lancé en pensant vivre une expérience légère et mignonne, un petit visual novel plein de clichés romantiques et de poèmes maladroits. Et au début, tout y est : une ambiance scolaire un peu niaise, des personnages archétypaux, des musiques douces… j’ai même trouvé ça trop mielleux. Mais je sentais bien que quelque chose clochait et quand la façade s’est fissurée, j’ai compris que ce jeu n’avait rien d’ordinaire.

Il ne se contente pas de détourner les codes du genre, il les démonte pièce par pièce pour nous les jeter en pleine figure. Et ce n’est pas juste une question de surprise ou de twist scénaristique : Doki Doki joue avec le joueur, avec ses attentes, avec ses habitudes… jusqu’à briser le fameux quatrième mur de façon brillante et dérangeante. J’ai rarement eu cette impression aussi forte d’être observée, d’être directement impliquée dans ce qui se passe, comme si mon rôle dépassait celui d’un simple spectateur ou d’un joueur. Ce sentiment d’inconfort grandit lentement, et devient vite suffocant, mais c’est précisément ce qui rend le jeu si marquant.

Les personnages, en particulier Monika, sont écrits avec une subtilité surprenante. Ce n’est pas juste de l’horreur gratuite ou du choc pour choquer : c’est une remise en question du médium lui-même, de ce qu’on attend d’un jeu, d’un personnage, d’une « romance ». Et oui, certaines scènes m’ont vraiment retournée, pas parce qu’elles étaient visuellement choquantes, mais parce qu’elles touchaient à des thématiques très réelles, comme la dépression ou l’obsession, d’une manière inattendue et percutante.

Évidemment, il faut avoir le cœur bien accroché. Doki Doki Literature Club n’est pas pour tout le monde. Il ne se gêne pas pour heurter, manipuler, bousculer. Et même si le style visuel reste celui d’un jeu « kawaii », cette apparente innocence rend les moments sombres encore plus percutants. J’aurais aimé, parfois, un peu plus de nuance dans certains dialogues ou une meilleure gestion du rythme, mais honnêtement, ce sont des détails face à l’expérience globale.

Ce jeu m’a hantée un moment après l’avoir terminé. Il m’a poussée à réfléchir, à reconsidérer ma façon d’aborder certaines œuvres. Il montre que l’on peut marquer profondément sans budget colossal, juste avec de l’audace, une bonne idée et une exécution malicieusement bien pensée. Doki Doki Literature Club, c’est une claque douce et violente à la fois. Et c’est précisément pour ça qu’il mérite d’être joué.

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