Avis Gaming – Beholder 2

Beholder 2
Beholder 2

⚠️Attention : Jeu en anglais⚠️

Bonjour tout le monde, comment vous sentez-vous en cette nouvelle journée ?

J’espère, en tout cas, que vous êtes en forme et que tout se passe bien pour vous. Nous continuons avec cet univers bien lourd de conséquences, de choix… et à la moralité pouvant nous mettre à mal. Sur ce, je vous laisse avec le résumé et mon avis.

Vous êtes stagiaire au ministère central d’un État totalitaire avec toute votre carrière devant vous. Montez les échelons en maniganant contre les employés, en espionnant votre patron et en remplissant des documents. Ou vous tournez-vous contre l’État et exposez-vous la corruption. 

Beholder 2, je l’attendais avec curiosité, presque une pointe d’appréhension après ce que le premier opus m’avait fait vivre. Et le moins que je puisse dire, c’est que cette suite prend des risques. Elle ne cherche pas à reproduire exactement la formule du premier, mais à la réinventer. Par moments, ça fonctionne brillamment. À d’autres, un peu moins. Mais au final, j’en garde une expérience intense, marquée par un sentiment d’oppression et de questionnement tout aussi puissant.

Cette fois, on incarne un nouvel employé du Ministère, fraîchement engagé dans les étages glacials d’un bâtiment gouvernemental tentaculaire. On n’est plus un concierge, mais un pion de l’intérieur du système. L’ambiance est toujours aussi pesante, avec une direction artistique qui a gagné en finesse : les décors sont plus détaillés, les animations plus fluides, et les visages sans traits toujours aussi déshumanisants. Il y a une esthétique bureaucratique froide et écrasante que j’ai trouvée très réussie. On se sent minuscule au milieu de couloirs impersonnels, entouré de collègues qui sourient trop ou pas du tout.

Là où Beholder 2 m’a vraiment accrochée, c’est dans ses choix narratifs. On grimpe les échelons du pouvoir en prenant des décisions lourdes de conséquences. Collègues à manipuler, informations à cacher ou à révéler, petits sacrifices ou grandes trahisons… Le jeu nous force une fois de plus à choisir entre ambition et conscience. Et ce n’est jamais simple. J’ai ressenti cette tension constante : est-ce que je veux m’en sortir ou faire ce qui est juste ? Est-ce que j’accepte de fermer les yeux pour protéger quelqu’un, ou est-ce que je joue le jeu pour changer les choses de l’intérieur ? Il y a un côté « jeu de rôle psychologique » qui m’a énormément plu.

En revanche, le gameplay est plus dirigiste que dans le premier. Moins de liberté, plus de dialogues, plus de QTE ou de mini-jeux, et un rythme parfois ralenti par des séquences répétitives (les tests à passer pour monter de grade, par exemple, m’ont semblé longs à la longue). On perd un peu le côté « bac à sable moral » du premier Beholder, ce qui peut décevoir si on venait chercher cette même sensation. Il y a aussi une certaine linéarité qui casse parfois l’illusion de liberté.

Mais malgré tout, j’ai été happée. Le scénario tient la route, avec plusieurs fins possibles et des rebondissements bien amenés. Et ce qui m’a vraiment touchée, c’est cette manière qu’a le jeu de te faire ressentir le poids de la machine, de l’État qui écrase les individus. Même en grimpant dans la hiérarchie, on reste prisonnier·e du système. Et cette sensation d’impuissance déguisée en pouvoir est glaçante.

Beholder 2 est une suite audacieuse. Moins brutale dans sa mécanique, mais plus fine dans sa narration. Il m’a moins bouleversée que le premier, peut-être parce qu’il joue moins la carte du quotidien et des liens familiaux… mais il m’a tout de même profondément questionnée. Si tu aimes les jeux qui remuent, qui bousculent, et qui osent te faire incarner l’oppression de l’intérieur, alors cette plongée dans les rouages du pouvoir vaut le détour.

Vas-tu tenter ta chance ?


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