Service presse reçu via NetGalley, merci pour la confiance.
Direction l’Outre-monde avec King of Ravens, premier tome de la duologie Upon a Broken Throne signée Clare Sager, publié aux éditions Bragelonne (traduction de Kees Kootstra) et reçu grâce à NetGalley. Ce nouveau roman s’inscrit dans l’univers de Shadows of Tenebris, et suit Rhiannon, rongée par une maladie mystérieuse, que Drystan, le roi de la Mort, vient réclamer en vertu d’un pacte passé avec les faes.
Table des matières

Informations
- Auteur-ice : Clare Sager.
- Traducteur-ice : Kees Kootstra.
- Maison d’édition : Bragelonne, collection Fantasy.
- Série ou One Shot : Série (Upon a Broken Throne, Tome 1), nouvelle duologie dans l’univers de Shadows of Tenebris.
- Genre(s) : Fantasy ; Romantasy.
- Nombre de pages : 544 pages.
- Date de sortie : 26 août 2026.
- ISBN : 979-10-281-2201-0.
- Prix : 12,99 € (ebook) ; 26 € (relié).
- Résumé : Il ferait tout pour la garder près de lui. Elle ferait tout pour lui échapper. Les jours de Rhiannon sont comptés. Rongée par un mal mystérieux, elle s’efforce de trouver un remède, à l’abri derrière les murs du cottage familial… jusqu’à l’arrivée de Drystan, le roi de la Mort. Drystan vient réclamer son dû, car Rhiannon lui a été promise dans le cadre d’un marché, et nul ne peut briser un pacte passé avec un fae. Pour sauver les siens, elle accepte donc de le suivre dans l’Outre-monde, un royaume de dieux déchus et de magie ancienne. Mais Rhiannon refuse de se résigner à son sort. Elle arrache à Drystan une ultime chance de gagner sa liberté : si elle parvient à s’échapper de son dangereux labyrinthe, elle pourra partir ; si elle échoue, elle deviendra son épouse. Pourtant, dans cette cour où chaque promesse peut être mortelle, Rhiannon trouve peu à peu sa place, et la perspective de fuir devient plus difficile que celle de rester… Une nouvelle duologie dans l’univers de Shadows of Tenebris !
Avis sur King of Ravens
Avis rédigé sans spoilers.
Il y a quelque chose d’assez fascinant dans les réécritures de mythes. On connaît déjà les grandes lignes, les figures qui les habitent, parfois même la destination vers laquelle l’histoire semble vouloir nous conduire… et pourtant, il suffit d’un nouvel univers, de personnages différents et d’une atmosphère bien travaillée pour avoir envie de se laisser embarquer.
Avec King of Ravens, Clare Sager s’attaque à une histoire que j’aime particulièrement retrouver sous différentes formes : celle d’Hadès et Perséphone. Mais ici, les dieux laissent place aux faes, l’Olympe devient un royaume sombre et figé dans un hiver éternel, et la jeune Rhiannon se retrouve liée au roi de la Mort par un pacte qu’elle n’a jamais choisi.
Et forcément, Rhiannon n’a aucune intention de se laisser faire.
J’ai beaucoup aimé cette héroïne parce qu’elle ne correspond pas simplement au rôle de la jeune femme entraînée malgré elle dans un monde dangereux. Elle cherche, elle réfléchit, elle expérimente, elle essaie de comprendre ce qui lui arrive. Sa maladie fait également partie intégrante de son histoire et de sa manière d’appréhender le monde, sans pour autant devenir l’unique chose qui la définit.
Face à elle, Drystan est probablement le personnage qui m’a le plus intriguée.
Roi de la Mort, fae puissant, froid et difficile à cerner, il aurait pu tomber dans le cliché du personnage sombre et mystérieux que l’on connaît déjà par cœur. Pourtant, j’ai apprécié la façon dont Clare Sager prend le temps de dévoiler ce qui se cache derrière cette façade. Leur relation ne bascule pas immédiatement dans une romance évidente et facile. Il y a de la méfiance, de la colère, des rapports de force et surtout cette impression permanente qu’aucun des deux ne sait réellement ce qu’il peut attendre de l’autre.
Et c’est justement cette tension qui m’a tenue.
Le côté enemies-to-lovers fonctionne particulièrement bien ici. Rhiannon veut retrouver sa liberté tandis que Drystan veut la garder auprès de lui, et leurs intérêts sont donc, au départ, parfaitement opposés. Le pacte qui les unit ajoute encore une petite couche de tension à l’ensemble : dans cet univers, les promesses ne sont jamais de simples mots et chaque choix peut avoir des conséquences.
J’ai également apprécié l’ambiance du royaume de Drystan. Il y a quelque chose de froid, de mystérieux et presque mélancolique dans cet Outre-monde. Une cour où les apparences comptent, où les intrigues se devinent derrière les sourires et où l’on sent constamment qu’il existe des règles que Rhiannon ne connaît pas encore.
Le roman reste cependant très largement porté par sa romance. Le worldbuilding m’a parfois donné l’impression de rester en retrait, notamment parce que j’aurais aimé en apprendre davantage sur les différents royaumes, les faes et les forces qui entourent celui de Drystan. Mais ce premier tome pose avant tout ses personnages et leur relation, et il le fait suffisamment bien pour que je puisse facilement passer au-dessus de ce petit manque.
Et puis il y a cette fin.
Je ne vais évidemment rien révéler, mais Clare Sager sait parfaitement comment terminer un premier tome pour donner envie de connaître la suite. Certaines révélations viennent ouvrir des portes que l’on ne soupçonnait pas forcément et donnent surtout l’impression que l’histoire est loin d’avoir montré tout ce qu’elle avait à offrir.
King of Ravens est donc une romantasy que j’ai pris plaisir à découvrir. Ce n’est peut-être pas la réécriture la plus révolutionnaire du mythe d’Hadès et Perséphone, mais elle possède une atmosphère séduisante, une héroïne attachante et une romance qui prend suffisamment son temps pour fonctionner.
Et surtout, maintenant que j’ai rencontré Rhiannon et Drystan, j’ai très envie de voir jusqu’où Clare Sager compte les emmener.
Une lecture sombre, romantique et addictive, qui revisite un mythe bien connu avec suffisamment de personnalité pour me donner envie de retourner dans cet Outre-monde.
Te laisseras-tu, toi aussi, entraîner dans l’Outre-monde de Drystan ?
En résumé
| Points forts | Points faibles |
|---|---|
| – Une réécriture personnelle et atmosphérique du mythe d’Hadès et Perséphone, portée par un univers de faes marquant – Rhiannon, une héroïne qui cherche, réfléchit et refuse de se laisser réduire à son rôle de victime – Drystan, un antagoniste complexe dont la froideur cache progressivement bien plus – Une tension enemies-to-lovers qui prend le temps de s’installer, entre méfiance et rapports de force – L’ambiance froide et mélancolique de l’Outre-monde, une cour où les intrigues se devinent – Une fin qui ouvre des portes prometteuses pour la suite | – Un worldbuilding qui reste parfois en retrait, notamment sur les autres royaumes et les faes environnants – Une réécriture qui n’est pas la plus révolutionnaire du mythe d’Hadès et Perséphone |
L’article en bref pour les pressés
King of Ravens (Clare Sager, 26 € en relié) revisite le mythe d’Hadès et Perséphone à travers les faes, avec Rhiannon liée malgré elle à Drystan, le roi de la Mort. Portée par une héroïne attachante, un antagoniste complexe et une tension enemies-to-lovers qui prend son temps, cette lecture pose une atmosphère sombre et addictive malgré un worldbuilding encore en retrait, et donne clairement envie de retourner dans l’Outre-monde.
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🛍️ Envie de le découvrir, c’est par ici : King of Ravens sur le site des éditions Bragelonne.
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