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Informations
- Auteur-ice : Pierre-Etienne Bram.
- Maison d’édition : Autoédition.
- Série ou One Shot : One shot.
- Genre(s) : Post-apo ; Mythologie revisitée ; Fantastique ; Aventure ; Science-fiction.
- Prix : 25€
- Résumé : « Une réécriture audacieuse et futuriste des 12 travaux d’Hercule »
Nouvelle-Athènes, an 2136. Dans un monde dévasté par une catastrophe nucléaire, Alcide est accusé du meurtre de sa femme et de ses deux enfants. Il n’en garde aucun souvenir mais les preuves l’accablent. Condamné à mort, il se voit proposer un marché par l’empereur Eurysthée : mener à bien douze travaux périlleux à travers le pays. S’il réussit, il évitera la potence… et peut-être saura-t-il enfin ce qu’il s’est vraiment passé. Qui a assassiné la famille d’Alcide ? Pourquoi ces douze travaux ? Et pourquoi Héra, une déesse de l’Ancien Temps, met-elle tout en œuvre pour le voir échouer ?
Une quête sanglante à la recherche de la vérité.
Avis
J’avais beaucoup de curiosité avant d’ouvrir Nom de code : CERBÈRE. Mélanger la mythologie grecque à un univers post-apocalyptique et à la science-fiction pouvait sembler risqué sur le papier, mais c’est justement cette prise de risque qui rend le roman aussi intéressant. Pierre-Étienne Bram ne se contente pas de reprendre les douze travaux d’Hercule, il les réinvente complètement dans un futur ravagé par une catastrophe nucléaire, tout en conservant l’essence des mythes. Le résultat est étonnamment cohérent.
L’univers est sans doute ce qui m’a le plus marquée. Cette Nouvelle Athènes reconstruite sur les ruines du monde possède une véritable identité, avec ses tensions politiques, ses technologies et ses dangers. Chaque épreuve d’Alcide est l’occasion de découvrir une nouvelle facette de cet univers, et j’ai beaucoup aimé voir comment les célèbres travaux étaient adaptés à ce contexte futuriste. On sent qu’il y a un vrai travail de réflexion derrière chaque réinterprétation.
Le rythme fonctionne également très bien. Malgré un nombre de pages conséquent, je n’ai jamais eu l’impression que le récit traînait inutilement. Les révélations arrivent progressivement, les flashbacks apportent des réponses sans casser la dynamique et le suspense autour du passé d’Alcide donne envie de continuer. Les personnages évoluent au fil de l’histoire et gagnent en profondeur à mesure que les secrets sont dévoilés.
J’ai aussi apprécié que le roman ne mise pas uniquement sur l’action. Derrière les combats et les missions se cachent des réflexions sur la guerre, la reconstruction, la culpabilité ou encore la manipulation. Cela apporte une dimension supplémentaire au récit et évite qu’il ne soit qu’une succession d’épreuves.
En revanche, tout n’est pas parfait. Certains passages explicatifs ralentissent légèrement le rythme et j’aurais parfois aimé que certains personnages secondaires soient davantage développés. La fin, sans être décevante, m’a également laissé avec quelques interrogations et j’aurais apprécié que certains éléments soient un peu plus approfondis avant le dernier chapitre.
Au final, Nom de code : CERBÈRE est une très belle surprise. C’est un roman ambitieux qui réussit à marier deux genres que tout oppose en apparence. Si vous aimez la mythologie grecque, les réécritures intelligentes et les univers post-apocalyptiques riches, il mérite clairement votre attention.
Liras-tu ou l’as-tu déjà lu ? N’hésite pas à le dire en commentaire.
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