Avis lecture [Roman ; SP] HEXAÈDRE, illusion d’une fin du monde

HEXAÈDRE, illusion d'une fin du monde
HEXAÈDRE, illusion d'une fin du monde

Service presse reçu via Simplement.pro, merci pour la confiance.

Informations

  • Auteur-ice : Régis Chaperon.
  • Maison d’édition : Autoédition.
  • Série ou One Shot : One Shot.
  • Genre(s) : Science-fiction ; Suspens.
  • Prix : 15,90€
  • Résumé : Six personnages qui ne se connaissent pas et que tout oppose, affrontent la crise du Covid-19. Une seule chose les rassemble : Ils sont sur le réseau Proudhon, un réseau secret. Ils se préparent, depuis des années pour certains, à un effondrement généralisé, mais rien ne va se passer comme prévu. Chacun d’eux va se découvrir au fil des jours qui passent face au danger, face à ses peurs et ses incohérences, et ils vont devoir prendre des décisions qui vont bouleverser leur vie pour toujours. Disponible uniquement sur Amazon.

Justement ! C’est ce qu’explique l’auteur ! Qu’il n’y a rien de plus inefficace que d’avoir peur de quelque chose. Ça influence de façon néfaste l’analyse du risque. Je n’ai donc peur de rien. Je me renseigne… j’apprends.

HEXAÈDRE, illusion d’une fin du monde

Avis

Avec HEXAÈDRE, illusion d’une fin du monde, j’ai retrouvé cette sensation particulière de lecture qui joue sur plusieurs niveaux à la fois. Ce n’est pas seulement une histoire de crise ou de survie, c’est surtout une plongée dans l’humain, dans ses contradictions, ses peurs, et ce qu’il reste quand tout vacille.

Le roman suit plusieurs personnages qui ne se connaissent pas, réunis indirectement par un réseau secret et une même anticipation de l’effondrement. Le contexte, marqué par une crise sanitaire et une tension globale, sert surtout de point de départ. Très vite, ce qui prend le dessus, ce sont les réactions individuelles, les choix, les failles. Cette construction à plusieurs voix fonctionne bien, parce qu’elle donne une vision fragmentée mais cohérente, comme les différentes faces d’un même objet.

Ce qui m’a marquée, c’est la manière dont le roman dépasse son sujet. On pourrait s’attendre à un récit purement catastrophe, mais il s’oriente davantage vers une réflexion sur le contrôle, la peur de l’effondrement et la manière dont chacun se prépare, ou non, à perdre ses repères. Il y a une tension constante, mais aussi une forme d’introspection qui donne du poids à l’ensemble. La lecture reste fluide, portée par une écriture accessible et un enchaînement efficace des points de vue.

Mais tout n’accroche pas avec la même intensité. La multiplicité des personnages peut créer une distance, surtout au début, où il faut le temps de trouver ses repères. Certains parcours restent plus marquants que d’autres, et l’attachement peut être inégal. Le rythme, lui, oscille entre moments très prenants et passages plus posés, parfois au risque de casser légèrement l’élan. Et même si l’ensemble est cohérent, il peut donner cette impression de rester davantage dans l’idée que dans l’émotion pure.

Au final, HEXAÈDRE est un roman qui intrigue plus qu’il ne bouleverse immédiatement. Il propose une approche intéressante de la fin du monde, non pas comme un spectacle, mais comme une somme de réactions humaines. Une lecture qui demande un peu d’attention, mais qui laisse derrière elle une réflexion qui continue de résonner une fois le livre refermé.

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