Service presse reçu via NetGalley
Informations
- Auteur-ice : Léa Muna.
- Maison d’édition : Scrineo.
- Série ou One Shot : Série.
- Genre(s) : Fantasy.
- Prix : 19,90€
- Résumé : Dans l’Amertume, une étendue de brumes mortelles, Clervie et Noweramu errent sur le rivage. Après sa fuite du guet de More, la jeune alchimiste, en quête de réponses, désire suivre le chimèron. Ce dernier a un autre plan en tête : se libérer de toute responsabilité envers elle. Mais sur le Rivage, personne n’est jamais seul… Et il devient souvent difficile de distinguer ses alliés de ses ennemis. Parviendront-ils à esquiver brumes et chimères afin d’atteindre Orgaï, la cité-nomade ? Pour réussir, Clervie et Noweramu devront s’en remettre l’un à l’autre, car leur survie dépend du lien qui les unit. Et si ce voyage vers Orgaï était celui du cœur et de la vérité ?
Avis
Lire Contrer les brumes, Tome 2 : Orgaï, la cité-nomade, c’est quitter un lieu fermé pour s’aventurer dans quelque chose de beaucoup plus instable. Plus ouvert, oui… mais aussi plus incertain. On ne retrouve plus seulement un espace à comprendre, mais un monde à traverser, avec tout ce que ça implique de doutes, de dangers, et de choix à faire.
L’histoire reprend après la fuite, et ça se ressent immédiatement. Il y a un mouvement, une direction. Clervie n’est plus enfermée, elle avance, elle cherche, elle se confronte à quelque chose de plus vaste. Le lien avec Noweramu prend aussi une place beaucoup plus importante. Leur relation devient centrale, presque fragile, comme si tout pouvait basculer à tout moment. Et c’est clairement l’un des points forts du roman. Cette dynamique entre eux, faite de méfiance, de dépendance et d’évolution, donne une vraie tension au récit.
L’univers, lui, continue de s’étendre. On découvre de nouveaux espaces, de nouvelles créatures, et toujours cette brume, omniprésente, qui reste une menace constante. Mais cette fois, elle semble plus vivante, plus imprévisible. Le monde devient moins compréhensible, plus dangereux, et ça renforce cette impression de ne jamais être totalement en sécurité.
Il y a aussi une évolution dans le rythme. Là où le premier tome prenait son temps pour poser les bases, celui-ci avance davantage. Il se passe plus de choses, les enjeux deviennent plus concrets, plus immédiats. On sent une vraie progression, autant dans l’histoire que dans les personnages.
Mais tout cela a aussi ses limites. Ce passage à un récit plus ouvert peut donner une impression de perte. Le côté huis clos, très fort dans le premier tome, disparaît en partie, et avec lui, une certaine intensité. L’ambiance reste présente, mais elle est différente, parfois moins oppressante, parfois plus diffuse.
Le rythme, même s’il est plus dynamique, peut aussi devenir irrégulier. Certaines parties avancent vite, presque trop, tandis que d’autres prennent à nouveau le temps de s’étirer. Cela crée un équilibre un peu fragile, où l’on peut passer d’un moment très prenant à quelque chose de plus distant.
Il y a aussi cette sensation que tout repose encore beaucoup sur la mise en place. Le roman développe, élargit, prépare… mais ne donne pas toujours toutes les réponses. Ce qui peut être frustrant, surtout après un premier tome déjà très dense.
Malgré ça, Orgaï, la cité-nomade reste une suite solide. Plus ouverte, plus mouvante, parfois moins maîtrisée, mais aussi plus ambitieuse. Elle approfondit les personnages, élargit l’univers, et surtout, elle donne envie de continuer. C’est un tome de transition, clairement. Mais un tome qui ose bouger, évoluer, et prendre le risque de changer ce qu’il avait installé. Et rien que pour ça, il reste difficile à lâcher.
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