Informations
- Mangaka : Yumi Kurokawa.
- Maison d’édition : Akata.
- Série ou One Shot : Série.
- Genre(s) : Sport.
- Prix : 8,95€
- Résumé : Malgré les réticences de son père, Rintarô poursuit les cours de gymnastique rythmique et progresse à toute vitesse. Mais alors que son club s’apprête à participer à sa première compétition officielle, le garçon en est exclu par les organisateurs à cause de son genre. Rintarô parviendra-t-il à se faire une place dans ce milieu exclusivement féminin et à réaliser son rêve ?
Avis
Dans ce second et dernier tome de Au rythme de mon ruban, Yumi Kurokawa vient refermer une histoire à la fois douce et douloureuse, avec cette impression persistante que chaque geste, chaque choix, a un poids.
On retrouve Rintarô là où on l’avait laissé, plus déterminé que jamais à poursuivre la gymnastique rythmique, malgré les regards, malgré les règles, malgré ce monde qui ne semble pas prêt à lui faire une place. Ce tome pousse encore plus loin ce conflit entre passion et réalité, notamment avec cette exclusion injuste des compétitions à cause de son genre, qui vient frapper comme un rappel brutal des limites imposées par la société.
Ce qui marque le plus, c’est la manière dont le récit dépasse largement le simple cadre du sport. La gymnastique devient presque un langage, un moyen pour Rintarô d’exprimer ce qu’il n’arrive pas à dire autrement. Et en parallèle, la relation avec son père prend une place bien plus importante, gagnant en nuance et en humanité. On comprend mieux cet homme brisé, maladroit dans ses émotions, et ça apporte une vraie profondeur au récit familial.
Visuellement, le manga reste très juste. Les mouvements sont fluides, presque poétiques, et certaines scènes de gymnastique dégagent quelque chose de vraiment fort, comme suspendu. On ressent l’effort, la grâce, mais aussi toute la fragilité derrière.
L’un des grands points forts de ce tome, c’est son intensité émotionnelle. Il y a quelque chose de sincère, de jamais forcé, qui touche facilement. La thématique du deuil, déjà présente, s’entrelace encore plus avec celle de l’acceptation, de soi comme des autres, et ça donne un ensemble cohérent et marquant.
En revanche, tout n’est pas parfait. Le format en seulement deux tomes laisse parfois un léger goût de trop peu. Certaines évolutions auraient mérité plus de temps, notamment dans le milieu sportif lui-même, qui reste finalement assez en arrière-plan. On aurait aimé voir davantage de confrontations, ou creuser encore les réactions extérieures face au parcours de Rintarô. Malgré ça, ce deuxième tome reste une conclusion solide et touchante. Une histoire courte, mais qui va droit au cœur, et qui rappelle avec beaucoup de justesse que suivre ce qui nous fait vibrer demande souvent plus de courage qu’on ne le pense.
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