Informations
- Mangaka : Yumi Kurokawa.
- Maison d’édition : Akata.
- Série ou One Shot : Série.
- Genre(s) : Slice of Life ; Sport.
- Prix : 8,75€
- Résumé : Sous la plume dynamique de Yumi Kurokawa, suivez le parcours inspirant d’un jeune garçon qui décide de pratiquer le sport qu’il aime, et ce quitte à défier les normes de la société. 1984, ville portuaire de Hiroshima… Depuis qu’il a perdu sa mère, le petit Rintarô s’est replié sur lui-même. Harcelé à l’école, il n’arrive pas à trouver de réconfort auprès de son père taciturne. Mais lorsqu’un jour, il surprend une athlète en train de manier le ruban avec une grâce sans pareille, une étincelle s’allume en lui : c’est décidé, il deviendra champion de gymnastique rythmique !

Avis
Au rythme de mon ruban, tome 1 m’a prise un peu à contre-pied. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi intime, presque silencieux dans sa manière d’aborder le sport. On est loin d’un manga explosif ou compétitif. Ici, tout commence dans la douleur, dans le repli, avec un enfant qui tente simplement de trouver un sens à ce qu’il vit.
Rintarô est un personnage marqué, déjà abîmé par la vie malgré son jeune âge. Entre le deuil de sa mère, le harcèlement et un père distant, il avance comme il peut, sans vraiment savoir où aller. Et puis il y a cette rencontre, ce moment presque suspendu où il découvre la gymnastique rythmique. Une révélation douce, mais puissante, qui devient rapidement une échappatoire, presque une nécessité.
Ce que j’ai vraiment aimé, c’est la manière dont le manga traite son sujet. Il ne cherche pas à impressionner avec des performances ou des compétitions. Il parle surtout d’identité, de regard des autres, de normes. Voir un garçon vouloir pratiquer un sport perçu comme féminin est au cœur du récit, et c’est abordé avec beaucoup de justesse. Il y a quelque chose de profondément sincère dans sa façon de montrer ce combat intérieur, ce besoin d’être soi malgré tout.
Visuellement, c’est très expressif. On sent les émotions passer avant même les mots. Certaines scènes sont presque lourdes de silence, mais ça fonctionne, ça laisse le temps de ressentir. Le contraste entre la dureté du quotidien de Rintarô et la grâce de la gymnastique est particulièrement marquant. On ressent vraiment cette dualité entre ce qu’il subit et ce qu’il aspire à devenir.
Par contre, le rythme peut surprendre. C’est dense, parfois même un peu lourd émotionnellement. Le manga prend le temps d’installer ses thèmes, ses blessures, et ça peut donner une impression de lenteur ou de répétition dans certaines scènes. Ce n’est pas une lecture légère, et il faut être prêt à s’immerger dans quelque chose de plus introspectif.
Malgré ça, j’ai trouvé ce premier tome vraiment touchant. Il ne cherche pas à briller, mais à dire quelque chose de vrai. Une histoire de passion, oui, mais surtout une histoire de reconstruction, de courage discret. Et ça, ça reste longtemps après avoir refermé le manga.
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