Avis lecture – J’en ai marre mais je gère

J'en ai marre mais je gère
J'en ai marre mais je gère
Temps de lecture estimé : 3 minute(s)

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Informations

  • Auteur-ice : Hélène Cédille.
  • Maison d’édition : Autoédition/BOOKS ON DEMAND.
  • Série ou One Shot : One Shot.
  • Genre(s) : Femmes ; Société ; Développement personnel ; Charge mentale.
  • Prix : 13,99€
  • Résumé : Cela fait des mois que Sandrine, la mère de Laura, s’est suicidée. Cela fait des mois que Laura est hantée par une seule question : pourquoi ? En rangeant l’appartement où sa mère s’était installée après son divorce avec son père, elle découvre son journal intime, sur la couverture duquel sont écrits à la main ces mots : « J’en ai marre ». Page après page, une vérité inattendue se dévoile. Derrière la mère attentionnée, l’épouse aimante et l’infirmière dévouée se cachait une réalité invisible : celle d’une femme qui portait tout – le travail, les enfants, la maison, les émotions des autres – jusqu’à l’épuisement. Dans ces pages, Sandrine a mis des mots sur ce que tant de femmes vivent en silence : la charge mentale, les sacrifices invisibles, les rêves laissés de côté… Ce récit nous confronte à une question vertigineuse : Combien de femmes, autour de nous, tiennent encore debout alors qu’elles sont, depuis longtemps déjà, à bout ?

Avis

Avec J’en ai marre mais je gère, Hélène Cédille livre un récit qui dépasse largement le simple témoignage. À travers le journal de Sandrine, découvert par sa fille après son suicide, l’autrice met en lumière une réalité aussi banale que bouleversante : celle de la charge mentale, des sacrifices invisibles et de toutes ces femmes qui avancent en répétant que tout va bien alors qu’elles s’effondrent peu à peu. Le sujet est traité avec beaucoup de sensibilité et sans chercher à en faire trop, ce qui rend l’ensemble d’autant plus percutant.

La lecture est fluide et les pages se tournent rapidement. On s’attache facilement aux personnages et l’alternance entre les découvertes de Laura et les écrits de sa mère fonctionne très bien. Ce procédé permet de ressentir progressivement le poids qui pesait sur Sandrine et de comprendre, sans jamais justifier, le chemin qui l’a menée jusqu’à l’irréparable. C’est un roman qui pousse à réfléchir sur les attentes imposées aux femmes, sur le manque d’écoute et sur ces souffrances que l’on ne voit pas toujours.

En revanche, certains passages m’ont paru un peu répétitifs dans les messages qu’ils véhiculent. L’aspect démonstratif prend parfois le dessus sur la narration, ce qui peut donner l’impression que le récit cherche davantage à convaincre qu’à laisser parler les émotions. J’aurais également aimé que certains personnages secondaires soient un peu plus développés afin d’apporter davantage de nuances aux différentes situations.

Malgré cela, J’en ai marre mais je gère est une lecture marquante, qui aborde des thèmes difficiles avec justesse et humanité. C’est un livre qui invite à ouvrir les yeux sur une réalité souvent passée sous silence et qui rappelle l’importance d’écouter celles et ceux qui, en apparence, semblent simplement « gérer ».

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