Bonjour tout le monde, comment allez-vous ?
Aujourd’hui, un jeu assez dur qui pourrait résonner au vu de l’actualité dans certains pays. C’est sombre, douloureux et pourtant, il rentre dans les jeux que j’ai adoré découvrir. Peut-être le connaissez-vous déjà, mais je vous laisse avec le résumé et l’avis.
Vous faites partie d’un groupe de civils qui tentent de survivre dans une ville assiégée ; vous devez faire face aux pénuries de nourriture, de médicaments et au danger permanent que représentent les tireurs d’élite et les collecteurs hostiles.
This War of Mine est l’un de ces jeux qui te prennent aux tripes, te dérangent, t’obligent à poser la manette ou à t’arrêter un instant, juste pour souffler. J’y suis allée un peu à l’aveugle, en me disant que ce serait une expérience de survie différente. Ce que je n’avais pas prévu, c’est à quel point ce jeu allait mettre mes propres valeurs à l’épreuve. Pas juste en tant que joueuse, mais en tant qu’être humain.
On n’incarne pas un soldat ou une héroïne badass, non. On joue des civils piégés dans une ville assiégée, des gens ordinaires qui essaient juste de survivre, jour après jour, dans un monde qui ne leur laisse aucun répit. Et dès les premières heures, j’ai compris que je n’étais pas face à un « simple jeu » : c’était un miroir, brut et sans filtre, de la guerre vécue de l’intérieur, à hauteur d’homme. Chaque décision a un poids. Est-ce que je vole la vieille dame qui n’a plus rien pour nourrir mes compagnons ? Est-ce que je laisse un étranger mourir dehors parce que je n’ai pas assez de médicaments pour tout le monde ? Ce ne sont pas des choix mécaniques, ce sont des dilemmes moraux qui restent en tête bien après avoir éteint le PC.
Ce qui m’a marquée, c’est la manière dont le jeu fait résonner l’empathie. J’ai ressenti de la culpabilité, du soulagement, de l’épuisement. Et aussi de l’attachement à ces personnages que je ne connaissais pas, mais que je voyais lutter, souffrir, espérer parfois. Le rythme lent, presque pesant, participe à cette immersion. On ressent la lenteur des journées, l’angoisse des nuits, la fatigue qui s’accumule. On guette les bombardements, les intrus, le froid, la faim. Et chaque petit moment de répit — une tasse de café, un livre, un rayon de soleil — devient précieux, presque sacré.
Visuellement, le style gris, terne, presque crayeux, colle parfaitement à l’ambiance. Il n’y a rien de glamour ici, et c’est tant mieux. La bande-son, discrète mais poignante, souligne les émotions sans jamais trop en faire. C’est tout en sobriété, mais ça tape juste à chaque fois.
Je ne dirais pas que This War of Mine est un jeu « plaisant » au sens classique. C’est une expérience. Une épreuve, parfois. Mais c’est justement pour ça qu’il est aussi important. Il m’a fait réfléchir sur ce que je suis prête à faire pour survivre, sur ce que je ne voudrais jamais perdre : ma compassion, ma solidarité, ma capacité à dire non, même quand tout pousse à l’égoïsme. Et je pense que c’est ce que le jeu réussit brillamment : nous confronter à ce que nous sommes vraiment quand le monde s’effondre.
C’est un jeu que je recommande, mais avec douceur, presque avec précaution. Il ne convient pas à tous les moments, ni à tous les états d’esprit. Mais si tu as envie d’une œuvre forte, sincère et humaine, alors oui, This War of Mine mérite qu’on s’y attarde. Et qu’on en ressorte…. un peu changé·e.
Comptez-vous l’essayer ?
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