Bonjour tout le monde !
Comment allez-vous aujourd’hui ? J’espère que tout se passe bien et que vous pouvez souffler un peu de vos côtés. Aujourd’hui, le jeu ne sera pas des plus ahurissants côté gameplay, mais il possède d’autres qualités lui étant propre. Je vous laisse avec le résumé et l’avis de ce pas.
Une expérience narrative à propos de deux docteurs traversant à reculons dans les souvenirs d’une homme mourant afin de réaliser artificiellement son dernier souhait.
To the Moon, c’est l’un de ces jeux qui ne laissent pas indemne. J’avais déjà parlé de A Bird Story, un autre jeu de la boite, mais ici… on passe à un autre niveau d’émotion. C’est un jeu que j’ai lancé en pensant simplement vivre une histoire touchante et je me suis retrouvée avec le cœur serré, mais aussi étrangement apaisée.
On incarne deux médecins un peu décalés, chargés d’exaucer le dernier vœu d’un homme mourant en modifiant ses souvenirs. Leur mission : l’emmener sur la Lune, même s’il ne sait pas vraiment pourquoi ce désir l’obsède. À travers un voyage à rebours dans les souvenirs de Johnny, on découvre petit à petit les moments marquants de sa vie, ses regrets, ses douleurs, ses joies. Et très vite, le jeu ne parle plus seulement de lui. Il parle de nous. De ce que nous laissons derrière nous. De ce que nous aimerions changer ou réparer.
Le gameplay est minimaliste, presque secondaire. Et pourtant, ça fonctionne. Pas besoin de combats, ni de mécaniques complexes : les émotions suffisent. Les dialogues sont drôles, parfois très justes, parfois totalement absurdes (mention spéciale aux deux médecins qui apportent une touche d’humour bienvenue sans jamais casser l’ambiance). Et cette histoire, elle se construit petit à petit, dans un mélange subtil de tendresse, de mélancolie et de poésie.
La musique… je pourrais en parler longtemps. Elle est magnifique, simple mais poignante. Certains morceaux sont devenus, pour moi, indissociables de certains moments du jeu. Rien que d’y repenser, j’ai un petit frisson. C’est elle qui porte les scènes les plus fortes, qui rend chaque souvenir encore plus vivant.
Alors oui, To the Moon a ses limites. Il est court. Très dirigiste. Techniquement daté avec ses graphismes façon RPG Maker, mais tout ça s’efface dès que l’on plonge dans l’histoire. Ce n’est pas un jeu qui se joue pour le challenge ou l’exploration. C’est un jeu que l’on vit, que l’on ressent, presque comme un livre qu’on ne peut pas reposer avant la fin. Et cette fin… Elle m’aura laissée silencieuse un moment. Pas parce qu’elle était choquante, mais parce qu’elle était juste, belle, douce-amère comme un dernier au revoir.
To the Moon, c’est une expérience. Une histoire de souvenirs, d’amour, de perte. Une histoire qui m’a touchée en plein cœur. Et même si je savais un peu à quoi m’attendre après A Bird Story, je ne m’attendais pas à ce que ça résonne autant. C’est un jeu que je recommande à celles et ceux qui aiment qu’un récit les serre juste assez pour qu’on s’en souvienne longtemps.
Êtes-vous prêts pour la découverte ?
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