Avis lecture [SP ; Roman] Le Magus et l’Épéiste

Le Magus et l’Épéiste
Le Magus et l’Épéiste

Service Presse venant de Simplement.pro

Alors que les armées du royaume marchent pour détruire la menace des orcs à la frontière nord, le jeune magus Len mène son trio avec l’intention de se couvrir de gloire. Il a la chance de pouvoir compter sur Raday et Maris, son écu et son épéiste, les deux guerriers d’élite complétant son trio.
Au milieu de la guerre, l’intrépide et désinvolte Maris va bousculer ses préjugés dans bien des domaines dont celui sur les hommes qui en aiment d’autres : les déviants. En quelques évènements, les ambitions et préoccupations premières de Len vont vaciller et devoir s’accorder avec de nouvelles, plus humaines et plus sensuelles.

Quand on entre dans une histoire où le mage, l’épéiste et l’écu forment un trio de choc destiné à défier les orcs… on est immédiatement tenté·e de s’y plonger. Le Magus et l’Épéiste ne fait pas exception, et franchement, quel petit bijou de fantasy !

J’ai retrouvé dans ce récit une plume fluide, à la fois visuelle et sensible. Len, le jeune magus un peu coincé dans ses certitudes, évolue auprès de Maris, épéiste audacieux, et de Raday, protecteur silencieux. Ce trio, c’est un peu comme la promesse d’un équilibre : magie, épée, cœur.

Ce que j’ai aimé, c’est le cheminement intérieur de Len ces existences confrontées à des convictions nouvelles. Maris, ses certitudes, sa façon d’assumer ouvertement son amour pour les hommes voilà qui frappe en plein cœur, surtout dans ce monde encore figé dans la tradition. Voir Len vaciller, comprendre, intégrer l’amour sous une autre forme, c’était beau à suivre. Il grandit, il s’autorise, et c’est précieux.

L’univers est solide, cohérent, sans pour autant s’enliser dans une exposition pénible. On sent le danger des créatures, la tension des batailles, l’ombre des cités en guerre. Tout est là, suggéré, sans qu’on perde le fil des personnages. C’est simple, net, équilibré, et ça m’a donnée envie d’y croire.

J’avoue, certaines scènes sont courtes, certaines émotions semblent passer en un éclair comme si le récit donnait plus à voir qu’à sentir. Mais ça reste efficace : on sent le souffle, on perçoit le danger, et on reste en haleine. L’équilibre est bien tenu entre action, sensualité et évolution personnelle.

Ce que je retiens vraiment, ce sont les nuances du regard. La façon dont Maris ne se cache pas, dont la relation entre ces deux hommes se construit à petits pas, dans la reconnaissance mutuelle, les gestes, les silences. C’est délicat, juste, et sincère.

Alors voilà, Le Magus et l’Épéiste est une nouvelle courte, dense, qui mêle romance M/M, fantasy de qualité et personnages attachants. Ce n’est pas juste une histoire d’amour : c’est une histoire d’identité, de confiance, de courage. Pour une fois qu’un récit queer existe dans un monde fantasy de ce calibre, je dis oui, mille fois oui.

Et toi, comptes-tu le lire ?


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