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Bonjour tout le monde !
Comment allez-vous aujourd’hui ? J’espère que vous êtes en forme et que vous passez un bon moment. Aujourd’hui, la lecture sera peut-être un peu plus dure pour certains lecteurs et pourtant, elle résonne avec la vie que nous vivons à présent. Je vous laisse avec le résumé et l’avis !
2050. Une République à genoux.
Les « quartiers perdus » sont devenus des zones de non-droit, livrées à la loi des armes. Trafiquants et criminels règlent leurs comptes en pleine rue, tandis que la police abandonne le terrain, incapable de contenir l’escalade de la violence. Au cœur de ce chaos, la République vacille, et la vie ne vaut plus rien.
Face à la dégradation historique de la note de la France, le président fraîchement élu, Renan Mariveaux, est loin d’imaginer que cet évènement n’est qu’une anecdote sans importance, comparé à ceux qui l’attendent. Il suffira d’une petite étincelle pour que le pays s’embrase tout entier. Alors, quand sa propre épouse lui souffle une idée inattendue, il décide de bousculer toutes les règles. La Corse est épargnée par toute cette violence. Le prochain à occuper la place Beauvau sera donc Corse.
Ghjuvanni Mozziconacci, Président du parti « Femu a Corsica » et Président de l’Assemblée Corse depuis 2047, est loin de se douter qu’il va être le premier homme politique à proposer une idée folle : libérer les plus gros caïds qui se trouvent en prison pour rétablir l’ordre, en échange de leur liberté. Mais les caïds accepteront-ils de changer de camp ?
Entre espoir et désillusion, Mozziconacci devra choisir : devenir le sauveur d’un pays au bord du gouffre ou l’architecte de son effondrement.
Parfois, pour vaincre le mal, il faut combattre le feu par le feu.
Tel un cri sourd venu du futur, Ghettos : 2050 s’est ouvert à moi comme un miroir déformé de notre présent. L’écriture de Chaperon est directe, presque tranchante, et pourtant chargée d’une forme de poésie brute. Ce roman, c’est un électrochoc, un avertissement, une œuvre qui ose bousculer. Il m’a happée dès les premières pages par sa manière d’installer un malaise qui n’est jamais gratuit, toujours porteur de sens.
Les chapitres sont courts, incisifs, rythmés comme des pulsations cardiaques dans une course vers l’effondrement. C’est ce format-là qui m’a permis de rester accrochée, de me laisser porter dans cette vision du monde qui fait froid dans le dos mais qui sonne tristement juste. Chaque scène, chaque interaction m’a paru pesée, comme une pièce d’un puzzle qu’on assemble avec angoisse mais fascination.
Il y a dans ce roman une lucidité sociale qui dérange. Le traitement des inégalités, de la violence, de la perte de repères, est d’une dureté réaliste. Et pourtant, on n’est jamais dans l’excès. C’est ce qui m’a plu : la frontière est fine, mais elle est là. Il y a des moments de tension extrême, presque insoutenables, mais aussi des instants suspendus, comme si l’auteur nous autorisait à respirer avant de replonger.
Ce n’est pas un roman d’action, et ceux qui en attendent des explosions ou des poursuites pourraient passer à côté de l’essentiel. Ici, on est dans la tension lente, dans la réflexion, dans ce que certains ont décrit comme une “dystopie coup de poing”. J’ajouterais : une dystopie qui fait mal parce qu’elle résonne. Et c’est précisément ce qui m’a plu. Ce n’est pas une lecture confortable. Mais c’est une lecture nécessaire.
Les personnages, sans être nombreux, sont forts. On ressent leur colère, leurs doutes, leur impuissance. Ils sont le cœur battant de ce récit, pris dans un monde qui les dépasse mais qu’ils incarnent pleinement. Loin des clichés ou des héros formats, on a affaire ici à des êtres humains avec leurs failles, et c’est ce qui les rend puissants.
Certains passages m’ont laissée un peu plus perplexe – peut-être une certaine densité dans les messages, une impression parfois d’être guidée là où j’aurais préféré ressentir plus que comprendre. Mais cela n’a pas freiné ma lecture, au contraire, cela m’a invitée à relire certains passages pour en capter la richesse.
En somme, Ghettos : 2050 a été pour moi une lecture marquante, une plongée dans une vision acérée de notre avenir possible. Il m’a touchée, bousculée, interrogée. Ce genre de récit que l’on n’oublie pas une fois la dernière page tournée.
Et toi, oseras-tu t’y plonger ?
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Superbe chronique comme d’habitude. Ce n’est pas vraiment mon genre de lecture mais ça reste tout de même intriguant en t’entendant expliqué tes ressentis 😁
Ah ça, je le sais pour toi ! Mais oui, il est fort intriguant, il remue…
Un auteur incontournable qui m’embarque souvent dans ses dystopies. J’ai adorée celle ci et j’en attends la suite 🙂
J’ai vraiment beaucoup aimé et je suis également curieuse de la suite 😀