Avis lecture [Roman ; SP] Namata, Là où tout commence

Namata, Là où tout commence
Namata, Là où tout commence

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Informations

  • Auteur-ice : Yalorisha Virginie Lamien
  • Maison d’édition : Mindset éditions
  • Série ou One Shot : One Shot.
  • Genre(s) : Témoignage ; Autobiographie ; Récit initiatique.
  • Prix : 17€
  • Résumé : Namata, là où tout commence est un récit bouleversant à deux voix qui entrelace passé et présent, Afrique et Occident, mémoire collective et quête spirituelle personnelle.
    Partie 1 – Le récit de Namata :
    Une femme africaine arrachée à son village au XVIIIe siècle nous raconte sa déportation, la traversée dans les cales d’un bateau négrier, puis sa vie réduite en esclavage au Brésil.
    Malgré l’horreur, Namata témoigne de la résilience humaine : comment les esclaves ont survécu en préservant leurs traditions spirituelles, leurs cultes ancestraux, donnant naissance au candomblé brésilien.
    Son récit, empreint d’une humanité profonde, dépasse le manichéisme pour révéler la complexité des relations humaines même dans l’abjection.
    Partie 2 – Le parcours de Virginie : Française née en 1983, Virginie traverse épreuves familiales et crises existentielles avant qu’un appel mystérieux ne la conduise au Brésil, puis en Afrique.
    Initiée au candomblé, elle devient yalorisha (prêtresse) et épouse Niessan, un Burkinabé. Son cheminement la reconnecte aux mémoires de l’esclavage et aux cultes ancestraux africains.
    Ce livre-témoignage explore la transmission transgénérationnelle des traumatismes, la puissance des spiritualités afro-descendantes (vaudou, candomblé, umbanda), et propose une voie de réconciliation mémorielle.
    Virginie Lamien nous invite à honorer nos ancêtres, à dépasser nos certitudes occidentales, et à reconnaître l’universalité du culte des Ancêtres comme chemin de guérison collective.

Nous ne pouvons imaginez l’inimaginable.

Namata, Là où tout commence

Avis

Avec Namata, Là où tout commence, je ne m’attendais pas à vivre une lecture aussi forte et marquante. Le roman nous entraîne dans un récit à deux voix, entre passé et présent, où l’histoire de Namata, arrachée à son village africain puis réduite en esclavage au Brésil, vient faire écho à une quête plus intime et contemporaine. Cette construction donne une dimension particulière au texte, presque spirituelle, comme si les destins se répondaient à travers le temps.

Ce qui m’a le plus touchée, c’est la puissance émotionnelle du récit. Certaines scènes sont dures, parfois même difficiles à lire, mais elles ont le mérite de ne rien édulcorer. On ressent la douleur, la peur, mais aussi une forme de résilience profondément humaine. La plume est sincère, habitée, avec une sensibilité qui rend l’ensemble très immersif.

J’ai aussi apprécié toute la dimension spirituelle et culturelle, notamment autour des ancêtres, des traditions et de la transmission. Cela apporte une richesse supplémentaire au récit et lui donne une identité forte, différente de ce que l’on lit habituellement.

Cependant, tout n’est pas parfait. Le style peut parfois sembler inégal, notamment dans certaines tournures ou passages plus bruts, ce qui peut sortir légèrement de la lecture. La construction en deux parties, bien que intéressante, crée aussi un petit déséquilibre, la seconde partie étant plus introspective et pouvant paraître moins prenante que la première.

Malgré ces quelques points, Namata, Là où tout commence reste une lecture marquante, qui bouscule et invite à réfléchir. C’est un roman qui ne laisse pas indifférent, et qui porte en lui une voix forte, chargée d’histoire et d’émotions.

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