Qui n’a jamais rêvé d’être soi-même (et d’avoir un dragon) ?
Dans la ville d’Arc-en-Flammes, chaque habitant est lié à un dragon dès sa naissance. Depuis son plus jeune âge, Carl est complexé d’être accompagné par Brodeverre : petite, rose et bavarde – avec un sens aigu du drame ! Elle est pourtant son seul soutien face à sa maladresse chronique, véritable handicap dans son apprentissage de vitrailliste au côté de son père. Carl tente désespérément de lui faire honneur. Alors quand, à 17 ans, on lui confie son premier chantier, il pense que son avenir en dépend… Malheureusement, dès le lendemain, un dragon puissant détruit son œuvre. Carl n’a alors plus qu’une idée en tête : trouver le coupable, et prouver de quoi il est capable !
Prenez une bonne tasse de thé au Speculoos et suivez Brodeverre, Perleroi, Bellegarance, Mimepousse et Souffleverre dans cette histoire où les dragons ne sont pas (tous) des monstres et où la princesse n’a besoin de (presque) personne pour la sauver !
Quand j’ai commencé Rosaces & Dragons, je ne savais pas exactement à quoi m’attendre, mais j’ai été rapidement happée par son univers. Arc-en-Flammes est une ville où chaque habitant naît lié à un dragon, et cette idée simple devient très vite le cœur émotionnel du récit. Les dragons ne sont pas de simples créatures spectaculaires, ils sont intimement liés à l’identité de leur humain, à leurs forces comme à leurs fragilités.
Carl, le protagoniste, est un personnage profondément attachant. Maladroit, souvent en décalage, il ne correspond pas aux attentes que l’on projette sur lui, et c’est précisément ce qui le rend si humain. Sa relation avec Brodeverre, sa dragonne rose au caractère bien trempé et à la langue bien pendue, apporte une vraie fraîcheur au récit. Leurs échanges sont vivants, parfois drôles, parfois touchants, et donnent au roman une chaleur très agréable. On sent une vraie complicité, presque rassurante, qui rend la lecture fluide et plaisante.
L’écriture est accessible et douce, sans jamais être simpliste. Derrière l’aventure et la quête principale se glissent des thèmes intéressants comme l’acceptation de soi, le regard des autres et la difficulté de trouver sa place dans un monde qui impose des normes. Ce sont des réflexions discrètes mais présentes, qui donnent au roman une profondeur inattendue et renforcent l’attachement aux personnages.
J’ai également beaucoup apprécié l’atmosphère globale du livre, très bienveillante. Rosaces & Dragons fait partie de ces histoires qui font du bien, où la magie sert surtout à parler d’humanité, de différences et de liens sincères. Les dragons, tous uniques, reflètent cette diversité et apportent une vraie dimension émotionnelle aux scènes, même les plus calmes.
Cela dit, le roman n’est pas exempt de défauts. L’intrigue reste assez classique et certains rebondissements se devinent facilement, surtout pour les lecteurs habitués à la fantasy. Le mystère central manque parfois de surprise et suit une structure relativement prévisible, ce qui peut atténuer un peu la tension narrative.
La fin, en particulier, m’a laissée partagée. Elle est cohérente avec le ton du récit et le parcours des personnages, mais j’aurais aimé que certains éléments soient davantage développés. L’univers est riche et donne parfois l’impression de ne pas être exploité autant qu’il le pourrait, comme si l’histoire se refermait un peu trop vite. Du moins, à mes yeux car je sais que cette vision est différente pour d’autres qui ont adoré cette finalité.
Malgré ces réserves, Rosaces & Dragons reste une lecture très agréable, portée par un univers tendre et des personnages sincères. C’est un roman qui privilégie l’émotion et la douceur à l’action pure, et qui saura toucher celles et ceux qui aiment les histoires magiques, réconfortantes et profondément humaines.
Et toi, liras-tu ce roman ? Voudrais-tu un dragon ?
Brodeverre slalomait entre les pots en continuant de s’émerveiller des corolles colorées.
– Viens m’aider, plutôt ! réclama le jeune homme.
– Dans une autre vie, j’étais une fleur !
– Hein ? ricana Carl, incrédule.
– Belle ! Et qui sentait fort ! J’ai gardé sa couleur rose ! À ton avis, j’étais quel genre de fleur ?
– Une plante carnivore.
– Pas sympa ! se plaignit-elle.
– Hmm, bon. Une rafflésie, alors ?
– Je ne pue pas !
– Tu as dit toi-même “qui sent fort”. Il faut savoir ce que tu veux !
– Tu exagères ! Et surtout, tu te trompes ! Je pense que j’étais un somptueux dahlia ! Ou une majestueuse pivoine d’un rose poudré. Reine des fleurs !
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Magnifique chronique ✨️. Ça me donne vraiment envie de le lire, je dois l’ajouter à ma wishlist 😉💜
Merci beaucoup ! Oh, ça fait hyper plaisir de lire ça, j’espère qu’il te plaira !