Informations
- Mangaka : schwinn.
- Maison d’édition : Akata.
- Genre(s) : Slice of life ; Yuri.
- Prix : 8,05€
- Résumé : Les Fleurs se maquillent aussi décrit l’histoire d’amour entre deux femmes d’âge mûr aux parcours de vie très différents. Dans une ambiance douce-amère, schwinn nous livre une oeuvre à la fois réaliste et inspirante. Depuis le décès de son mari, Hanayo ne sait plus quoi faire de son temps libre. Un jour, alors qu’elle flânait dans la rue, elle remarque une boutique de cosmétiques… et surtout, sa charmante propriétaire, Yoshiko ! Attirée par cette femme aussi solaire que gracieuse, Hanayo prend son courage à deux mains pour l’aborder. Malgré quelques appréhensions, la veuve accepte d’être maquillée et découvre avec surprise un visage rayonnant dans le miroir. D’abord déstabilisée, elle finit par se reconnecter à elle-même, mais également à ses émotions… Et si le temps était enfin venu pour elle de laisser ses sentiments éclore ?

Avis
J’ai découvert le premier tome de Les fleurs se maquillent aussi avec cette impression rare d’entrer dans une histoire qui murmure plutôt qu’elle ne crie. Dès les premières pages, on fait la connaissance d’Hanayo, une femme marquée par le deuil, dont la solitude pèse sans jamais être théâtralisée. Tout est dans les silences, dans les gestes retenus, dans cette fatigue discrète qui accompagne les jours qui se ressemblent. Et puis, doucement, une rencontre vient fissurer cette immobilité.
Ce qui m’a profondément touchée, c’est la manière dont le récit parle de renaissance à un âge où la société laisse souvent les femmes devenir invisibles. À travers le maquillage, ce n’est pas une transformation superficielle qui s’opère, mais une réappropriation de soi. Chaque application de couleur devient un acte intime, presque fragile, comme si Hanayo apprenait à se regarder à nouveau avec bienveillance. Il y a quelque chose de très pudique dans cette évolution, une progression lente mais sincère qui rend chaque avancée précieuse.
Le dessin accompagne merveilleusement cette atmosphère. Les traits sont délicats, les regards chargés d’émotions contenues. On sent la douceur dans la mise en scène, dans les expressions, dans ces instants suspendus qui laissent respirer l’histoire. L’ensemble crée une lecture apaisante, enveloppante, presque réconfortante.
Parmi les points forts, je retiens la sensibilité du traitement du deuil et de la féminité, la justesse des dialogues et la relation naissante entre les personnages, construite avec patience et respect. C’est un manga qui ose parler de désir, d’estime de soi et de seconde chance sans forcer le trait. En revanche, le rythme très posé pourra sembler un peu lent pour celles et ceux qui recherchent une romance plus dynamique ou des rebondissements marqués. Ici, tout est intérieur, subtil, et demande de s’abandonner à cette cadence tranquille.
Ce premier tome m’a laissée avec une sensation douce, comme une lumière qui revient timidement après une longue nuit. C’est une histoire qui rappelle que l’on peut refleurir, même lorsque l’on pensait avoir tout perdu.
Et toi, liras-tu ce titre ?
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