Avis lecture [Manga] Le murmure des herbes sauvages

Le murmure des herbes sauvages
Le murmure des herbes sauvages

Informations

  • Mangaka : Iku Kamijima.
  • Maison d’édition : naBan.
  • Série ou One Shot : One Shot.
  • Genre(s) : Slice of life.
  • Prix : 8,50€
  • Résumé : Nonoko tient une boutique d’antiquités. Aux yeux des autres, ces produits sont de vieilles babioles inutiles. Mais pour elle, chaque objet a su toucher son cœur.Alors qu’elle ne s’y était jamais véritablement intéressée, Nonoko s’ouvre petit à petit aux plantes sauvages qui vivent dans son jardin, ces plantes auxquelles personne ne semble réellement prêter attention mais que son défunt grand-père aimait tant…En apprenant à connaître les plantes qui l’entourent, guidée par une encyclopédie de son grand-père, le quotidien de Nonoko devient beaucoup plus coloré !Une histoire pleine de fraîcheur et de poésie autour de la passion et de la transmission.
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Avis

Il y a des lectures qui ne cherchent pas à impressionner, mais simplement à exister, doucement, presque en silence. Le murmure des herbes sauvages fait partie de celles-là. C’est un manga qui ne crie rien, mais qui dit beaucoup, à condition de prendre le temps de l’écouter.

On y suit Nonoko, une antiquaire qui voit dans les objets bien plus que leur simple apparence. Chaque chose porte une histoire, une émotion, une trace. Et peu à peu, ce regard sensible qu’elle pose sur les objets va s’étendre aux plantes sauvages de son jardin, ces herbes qu’on ignore, qu’on arrache sans y penser, mais qui, ici, deviennent presque vivantes. Guidée par les souvenirs de son grand-père et une encyclopédie laissée derrière lui, elle redécouvre un monde discret, mais profondément vibrant .

Ce qui frappe avant tout, c’est la douceur du récit. Tout est lent, posé, délicat. Chaque chapitre ressemble à une petite parenthèse, une respiration. On prend le temps d’observer, de ressentir, de comprendre. Il y a quelque chose de très apaisant dans cette manière de raconter, comme si le manga nous invitait à ralentir, à regarder autrement ce qui nous entoure. Cette simplicité est clairement l’un de ses plus grands points forts. Elle donne au récit une sincérité rare, presque fragile.

Visuellement, c’est dans la même lignée. Le trait est fin, précis, avec une attention particulière portée aux plantes. Elles ne sont pas là juste pour décorer, elles existent pleinement, avec leur texture, leur présence, leur importance. Il y a une vraie poésie qui se dégage des planches, quelque chose de doux, mais jamais vide.

Le thème de la transmission est également très bien amené. Le grand-père, bien qu’absent, reste omniprésent. Il habite le récit à travers les souvenirs, les gestes, les découvertes. C’est discret, mais profondément touchant. On sent que ce lien invisible guide Nonoko, et donne du sens à son évolution.

Mais cette douceur peut aussi devenir une limite. Le rythme, très lent, pourra perdre certains lecteurs. Il ne se passe pas grand-chose au sens classique du terme. Il n’y a pas de tension forte, pas de rebondissements marquants. Tout repose sur l’atmosphère et les émotions. Si on n’accroche pas à cette sensibilité, le manga peut sembler un peu vide ou répétitif.

De la même façon, les personnages restent assez simples. Ils sont justes, cohérents, mais pas particulièrement développés en profondeur. On les observe plus qu’on ne plonge réellement en eux, ce qui peut créer une certaine distance.

Au final, Le murmure des herbes sauvages est une œuvre qui ne conviendra pas à tout le monde, mais qui trouvera parfaitement sa place auprès de ceux qui aiment les récits contemplatifs. C’est une lecture calme, presque méditative, qui parle de nature, de souvenirs et de ces choses invisibles qui continuent de nous accompagner. Un manga à lire dans le silence, quand on a envie de ralentir un peu.

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