Bonjour tout le monde !
En forme ? J’espère que vous êtes parés parce que l’aventure n’attend pas, elle. Le sauvetage non plus et pire encore lorsqu’il faut mener l’enquête, vivre sa vie de lycéen et tout le reste. Aaaah… Quel bonheur n’est-ce pas ? Mais vous allez vous en rendre compte en lisant mon avis. Sur ce, résumé et chronique !
Enfilez le masque des Voleurs fantômes de cœurs, montez de gros coups, infiltrez l’esprit des corrompus et poussez-les à changer !
Persona 5 Royal, c’est un peu comme ouvrir un grimoire moderne, où chaque page mêle réflexion, émotions et combats stylés. Ce jeu m’a prise par la main (ou plutôt, par le cœur) pour m’emmener dans un Tokyo alternatif aussi vibrant qu’oppressant, où les injustices sociales prennent des formes monstrueuses, littérales, et où l’on devient voleur… pour faire le bien. Et ça, ça résonne fort.
La direction artistique est une vraie gifle visuelle. Tout est pensé, ciselé, que ce soit les menus, les transitions, les donjons ou même les écrans de victoire : c’est un feu d’artifice graphique. Et la musique ? Elle m’a accompagnée bien après avoir éteint la console. Une BO qui colle à la peau, entre tension, mélancolie et espoir.
Le gameplay en lui-même est d’une richesse rare. Tour par tour tactique, système de Personas à fusionner, gestion du quotidien entre études, amitiés, jobs et infiltration de Palaces : on alterne sans cesse entre vie réelle et dimension parallèle, et ça fonctionne à merveille. L’ajout de contenu dans la version Royal (nouvelles scènes, nouveaux personnages, semestre supplémentaire…) renforce encore cette impression de densité sans fin.
Mais. (Parce qu’il y a un mais, oui.)
Le jeu est long. Vraiment long. Et si on ne se sent pas happé dès les premières heures, l’entrée peut paraître interminable. Certains dialogues s’étirent, certains moments se répètent, et même si j’aime prendre mon temps, j’avoue que j’ai parfois senti une pointe de lassitude.
Il y a également de temps en temps ce sentiment que le jeu ne fait pas assez confiance au joueur. Il insiste, explique trop, répète. Et j’aurais aimé un peu plus de liberté dans certaines mécaniques ou choix moraux, qui restent malgré tout très cadrés. Je sais que cela pourrait en faire râler certains et personnellement, j’étais assez « triste » dans de tels moments, comme si l’on me privait d’une liberté.
Mais malgré ça, Persona 5 Royal m’a laissé une empreinte durable. Il m’a fait réfléchir, m’a touchée avec ses personnages brisés et brillants, m’a donné envie de changer les choses, même un peu. Ce jeu, c’est un manifeste déguisé en RPG. Une ode à la révolte, à l’amitié, au fait de trouver sa voix et de ne pas laisser les adultes corrompus diriger le monde sans être remis en question.
Et même si tout n’est pas parfait, même si certains passages auraient pu être plus légers ou plus libres, je suis reconnaissante d’avoir pu vivre cette aventure, à mon rythme, à ma façon. Reconnaissante parce que je vois également que la licence continue d’être passionnante.
Et vous, rejoindrez-vous les voleurs fantômes ?
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